Par Birdy - publié le 24 novembre 2005 à 13h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h39 - 0 commentaire(s)
Place aujourd'hui au top 20 (enfin 25) de Birdy, dont la richesse de l'argumentation compense le côté classique du classement. Que de grands réalisateurs dans ce Top. Vous aussi, rédigez votre Top 20 et envoyez le à laurent.tity@dvdrama.com.

Certains films sont là pour la valeur émotionnelle qu’ils ont gardé au fil des années. D’autres pour la fascination toujours intacte qu’ils exercent à chaque vision. Et enfin ceux qui représentent le cinéma que j’aime, la quintessence de cet art lorsqu’il marie les deux qualités essentielles pour moi : la capacité à faire rêver, et la virtuosité créatrice de son metteur en scène, pour la majeur partie du temps en pleine possession de ses moyens, et pour quelques perles, en état de grâce.
A noter que le classement peut varier de temps à autre, et que je me suis permis d’en mettre 25. Sans rancune…

25. Pulp Fiction
Il fallait un Tarantino, je trouve légitime que ce soit celui là. Tarantino crée un style avec ce film. Ses détracteurs ont raison : qu’est-ce que c’est bavard ! Mais qu’est-ce que c’est bon ! Et puis quand chaque rôle a sa minute de gloire et un acteur digne de ce nom pour lui rendre justice, le tout dans une ambiance disjonctée et magnifiée par une mise en scène inventivement décalée, on a plus qu’à mettre une pièce dans le juke-box et se laisser aller…



24. Les Evadés
Un scénario grandiose, des personnages inoubliables, le meilleur film de prison, la meilleure adaptation d’un Stephen King. Je continue ? Ok. Un climax génial, une description du milieu carcéral jouissive. On en sort bouleversé. Encore ? Je dois vraiment vous parler de Morgan Freeman ?

23. Taxi Driver
Le film de super héros le plus réaliste. Une mise en scène qui colle à l’asphalte, qui transpire la moiteur de la ville, un héros qui sombre dans la folie sous nos yeux ébahis, un acteur en état de grâce qui repousse le jeu vers des limites inexplorées. Travis vomit cette ville, et Scorsese le traduit tel qu’il le faisait alors si bien : une réalisation à fleur de peau. Une grande leçon de ce que la mise en scène peut entraîner comme jubilation chez le spectateur.



22. Porco Rosso
Mon premier Miyazaki. Une mise en scène tout en légèreté et virtuosité, un héros grognon comme on les adore, des « méchants » hilarants, des batailles aériennes plus majestueuses que… toutes les autres. Et comme toujours, des moments de grâce inattendus qui rappellent à qui on a affaire. Un génie.


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