Par HBreeD - publié le 27 avril 2005 à 08h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h27 - 0 commentaire(s)
Le top 20 à l'honneur aujourd'hui est celui de HBreeD, qui de toute évidence apprécie particulièrement le cinéma asiatique. Continuez à nous envoyer nous vos TOP 20 commentés par mail à faber13@dvdrama.com en précisant sous quel nom ou surnom vous voulez être publiés.


20. Collateral (Michael Mann)
Je viens de voir ce film et, surprise de taille : je l’ai visionné en une seule fois ! Quoi ? Ca vous paraît con ? Et pourtant…Il est rare que je regarde un film d’un seul trait, mes pensées me menant toujours ailleurs et me disant que j’ai autre chose à faire. Et oui : je regarde les films …seul. M’enfin, si je parle de ce film, et s’il n’est placé qu’en vingtième position, c’est parce que je ne l’ai vu qu’une fois, certes, mais qu’il m’a plu comme bien peu de films me plaisent, surtout américains. Ce mélange entre des scènes d’actions très bien amenées, construites pour nous surprendre, nous montrer la puissance de ce tueur implacable, et magnifiquement beau (Tom Cruise, enfin dans un rôle intéressant depuis bien longtemps) et d’autres scènes tellement plus intimistes, où les mots, les silences, les regards, les troubles, dans les mots, les gestes, les yeux, en disent tant, là encore, par-delà les traits des personnages principaux -excellent Jamie Fox, dont les subtilités expressives nous impliquent, nous, plus profondément, dans son incompréhension, dans ce cauchemar qu’il est obligé de vivre, subir sous la menace d’un flingue tenue par la main d’un homme plus froid que la mort qu’il invite avec lui plusieurs fois dans cette soirée folle- en disent tant sur nous, sur la nature humaine, les troubles de l’homme dans ce monde-là, dur comme le béton et tranchant comme un rasoir. Oui, par-delà les questionnements propres à l’histoire de chaque personnage, se dessinent les traits d’une humanité quelque peu … perdue.

19. Returner (Takashi Yamazaki)
Le seul film d’action à l’américaine fait par un japonais que j’ai vu jusqu’à présent. Takeshi Kaneshiro est beau, élégant et très bon acteur. Maître du film, il n’en est pas moins mené par le bout du nez par un très jolie jeune femme venue du futur pour sauver le monde d’une menace extra-terrestre, ayant dans le futur, déjà presque détruit toute présence humaine. Nous poursuivons leur pérégrination avec plaisir, aidés en cela par des scènes d’action bien écrites, loin du fouillis de certains films de ce type, par d’autres scènes touchées par l’humour japonais, aussi subtile que bébête. C’est un film que j’apprécie parce qu’il évite malgré tout le côté : I got big muscles, i’m gonna smoke you all, and , babe … come with me, we gonna have sex all night. Et ça, j’apprécie beaucoup.

18. Menace 2 Society (Hughes Brothers)
Ce film me tient à coeur. La pauvreté des rues m’a toujours interpellé (dû probablement à mon rang social à moi), et ce qu’elle est capable de faire à une jeunesse livrée à elle-même est parfois réellement insoutenable. Oui, ce film est violent, il montre les choses de manières crue : le sang, la mort, les coups, le mal sont partout. A chaque coin de rue, vous attend le canon d’un flingue prêt à vous zigouiller…pour rien. La haine diffuse ses atomes dans l’air de ces rues malfamées, polluées par la pauvreté, la ghettoïsation d’un monde qu’on ne veut pas voir. Dans ce film, les choses sont montrées telles qu’elles sont. Il n’y a pas de manichéisme vain, le mal est partout, même dans les personnages principaux, ceux auxquels nous finissons par nous attacher malgré tout, malgré leur agressivité, leur volonté de détruire. Mais les choses sont ainsi. Ce film est le reflet, le miroir d’une réalité. Il est la voix des quartiers muets, le visage des rues invisibles. Ce film enlève les mains que nous avons mises devant nos yeux et nous tire des larmes d’un sang qui n’est pas le nôtre… mais pourrait l’être.


17. Snatch (Guy Ritchie)
Premier film de Guy Ritchie que j’ai vu, au cinoche, tout ça parce qu’il y a le beau Brad qui joue dedans. Et purée, quelle baffe, ce film ! Mêler autant de histoires dans le même film, les faisant s’entrecroiser, incorporer manouches fourbes et commerciaux dans l’âme et dans l’arme, blacks refourgueurs de babioles chouravés chez les petites vieilles du coin, un Russe déjanté adepte du thé (?) et de l’AK (évidemment), un juif qui n’est pas juif, mais bon, ç’est meilleur pour le bizness, un négociant américain aussi cupide que stupide, un tueur à gage qui dégage un max et tout le monde à coup de portière dans la gueule (hommage à Arnaques…), un boxing promoter, qui ne promeut que les emmerdes, vu tout ce qui lui arrive, un autre qui promet les raclées, les sacs plastiques sur la tête et les porcs en guise de menace et de sentence… voilà un défi qu’a relever Ritchie sans souci aucun, nous promenant de ces lieux avec aisance et un bonheur qui transparaît dans chaque plan, chaque rictus de ces acteurs investis dans leur rôle, comme nous dans nos fous rires.


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