Le top 20 de Narrateur s'avère un mélange entre grands classiques souvent cités dans cette rubrique et des films plus rarement cités mais tout aussi défendables... Continuez à nous envoyer vos
TOP 20 commentés par mail à
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20.
Akira de Katsuhiro Otomo
1988, l'animation reçoit un uppercut venu du Japon. Il porte un nom : Akira.
Mélange de science fiction et cyberpunk, le long métrage de Katshuiro Otomo
marque son époque par sa violence, son anarchisme, mais termine sur une note
d'espoir métaphysique et carrément une renaissance cosmique. Il y a aussi un
élément qu'Otomo n'a jamais cessé de triturer encore dans son récent
Steamboy, c'est le métal, qui fait mal ou qui répare, ou même qui fusionne à
la peau. Du celluloïd fait de chair et de sang, vivant.
19.
Signes de M.Night Shyamalan
On a trop souvent associé Shyamalan comme le nouveau Spielberg, mais au vu
de sa carrière actuelle, il serait préférable de le placer en direct
héritier de Jacques Tourneur. Même effet minimaliste, même travail sur le
réel, le non dit et le hors champ. Signes en est sûrement sa plus belle
synthèse. Tout y est question de foi mais pas superficiellement religieuse,
au contraire plus subtilement cinématographique. Questionnant sans cesse le
spectateur sur son adhésion au récit, sa propre implication, et la croyance
un peu voûtée qu'il faut en un tel film. Belle démonstration.
18.
Une balle dans la tête de John Woo
Ceux qui croient connaître John Woo en le jugeant seulement sur ses
productions made in USA ont tort. Car même si le bilan de son passage est
loin d'être réussi, c'est oublier le prodigieux chorégraphe qu'il n'a
jamais cessé d'être. Pour s'en convaincre, sûrement l'un des plus grands
films jamais réalisés sur l'amitié, Une balle dans la tête. Un drame tragique
et puissant, versant dans le mythologique (Abel et Caïn), mais aussi comme
toujours un remarquable actioner. Un très grand film émouvant et sincèrement
humain.