Aujourd'hui le top 20 de Zinzinzone1, qui argumente ses choix en nous faisant part des expériences personnelles qu'évoquent ces films. Nostalgie quand tu nous tiens ! Envoyez nous vos TOP 20 commentés par mail à
faber13@dvdrama.com en précisant sous quel nom ou surnom vous voulez être publiés.
20
Crying Freeman Christophe Gans, je l’adore, il est fou, mais je l’adore. Cocorico, Gans n’a aucun complexe, il n’a pas honte de porter à l’écran toute son inspiration pour le cinéma bis, chinois et américain. Sa vista pour tourner des scènes d’action avec très peu de moyens force le respect. Dans ce film, Mark Dacascos n’a jamais été aussi charismatique et Julie Condra n’a jamais été aussi bien doublée, la pauvre... La stylisation de son film au budget réduit est poussée et donne au film toute sa féline poésie. Il va sans dire que son
Crying Freeman a ouvert une brèche pour bon nombre de jeunes cinéastes français, anciens lecteurs assidus de Starfix et amoureux de porte-flingues qui éclaboussent. A une époque, je n’arrêtais pas de le montrer en laserdisc à qui voulait bien y jeter un oeil. Le bouche à oreille a fait le reste… Aujourd’hui, Gans est l’un des cinéastes dont j’attends avec le plus d’impatience le nouveau projet. Pour moi, il est le premier à avoir réussi l’adaptation d’une bande dessinée à l’écran. Cela va sans dire que j’attends, fébrile, le premier trailer de
Silent Hill. Première réussite d’une adaptation d’un jeu vidéo ? J’y crois !
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Jurassic ParkQuand j’étais en CE1, j’étais un fayot… J’ai longtemps été un fayot pour tout dire… et en CE1, j’offrais pratiquement toutes les semaines à ma maîtresse un dessin de… dinosaures, recopiés dans un livre sur la Préhistoire, que j’ai conservé. Je connaissais tous les noms des dinos par coeur. Et puis Spielberg l’a fait, poussant le vice à me faire attendre 45 minutes avant de le voir. Et quand il est apparu, je suis tombé à la renverse. Le T-Rex, en chair et en os, pour une scène d’anthologie, finissant de faire taire les chiards du premier rang dont les mères regrettaient déjà de ne pas les avoir laissés devant leurs vidéos de Winnie l’ourson. Le T-Rex mange de l’humain, comme le grand blanc dévorait Quin dans
Jaws : en prenant son temps et en cisaillant consciencieusement les corps de droite à gauche. Et les raptors, fourbes comme pas deux, qui ne laissent de Samuel L. Jackson que le bras. La mise en scène est sublime et Stan Winston pouvait dignement entrer, pour ces effets visuels, dans l’histoire du cinéma (en aparté, vous saviez que Juliette Binoche avait refusé le rôle tenu par Laura Dern ?).
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L’Enfer du Dimanche (Any Given Sunday)Al Pacino au sommet dans son rôle de coach d’une équipe de football américain, donnant la réplique à celui qui deviendra une star avec
Collateral et
Ray, Jamie Foxx. De la filmographie d’Oliver Stone, j’aurais pu citer
Platoon (“ils ont eu Elias !!!”) et
JFK, mais
Any Given Sunday – film somme du style Stone - est un film viscéral qui m’impressionne encore aujourd’hui, autant par la performance de ces deux acteurs principaux que par ce travail de montage incroyable. La BO est en plus fabuleuse et Cameron Diaz, vraiment odieuse. C’est un film qui, derrière les gros bras, nous montre, dans les vestiaires, le vrai visage d’un système qui aurait fait se retourner 100 fois dans sa tombe Pierre de Coubertin. Le sport est beau, transcende, mais quand le coup de sifflet s’arrête, que reste-t-il de ceux qui ont fait le show : un entraîneur, les yeux perdus dans l’alcool, la famille anéantie, des sportifs dopés, qui, un jour, ne se relèveront plus d’avoir voulu franchir ce “inch” de trop. Touchdown !
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Joint Security Area “Ce qui aime le cinéma aime
JSA !’’ Je l’ai crié tant de fois, ce faux adage, ici et ailleurs, que j’ai fini par me convaincre de sa véracité, à raison, toujours selon moi. Après la claque que fut
Shiri (1998), réalisé par le metteur en scène de
Frères d’Armes (
Tae Gu Ki : Brotherhood, un chef d’œuvre), je m’étais intéressé à tout ce qui pouvait nous venir de Corée. Et le nombre de chefs-d’œuvre qui – honteusement – nous parviennent ‘’direct-to-video’’, comme un vulgaire film de Steven Seagal… m’énervent encore au plus haut point (pfff…
Shiri était bien sorti, mais le jour de la sortie, en décembre, de
La Communauté de l’Anneau dans un nombre de salle dérisoire). Mais les temps changent. Les éditeurs ont fait des efforts et les distributeurs aussi. Tout le monde – ou presque – connaît maintenant
Old Boy réalisé par Park Chon-Wook, réalisateur de
JSA, depuis que Quentin Tarantino lui a décerné le Grand Prix du Jury à Cannes en 2004. Seulement le Grand Prix… La palme fut biaisée par la politique (meilleur scénario pour Agnès Jaoui pour
Comme une image, si ça, c’est pas en plus être un faux-cul de diplomate). Mais, au fait, j’oublie : qui a vu
Joint Security Area ? Vous l’avez-vu vous ? Non ! Vous aimez le cinéma ? J’en doute...