Par La Rédaction - publié le 29 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 29 octobre 2009 à 12h01 - 1 commentaire(s)

Aujourd'hui, on assiste à une angoisse collective née d'un virus : la grippe A. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de passer en juin à la phase 6 du niveau d'alerte pandémique, le niveau maximum. Cela signifie que l'OMS considère que la grippe A (H1NI), transmise par un nouveau virus contre lequel les hommes sont peu ou pas immunisés, échappe à tout contrôle et peut toucher un grand nombre de gens et se propager dans toutes les régions du globe. C'est la première fois qu'une pandémie grippale est déclarée par l'OMS, un organisme créé en 1948. La décision de passer au niveau d'alerte 6 a été prise en raison de l'extension géographique du virus H1N1. L'OMS dénombre actuellement 160 pays touchés et près de 800.

 


Quand la réalité dépasse la fiction. Au cinéma, ce sujet, peu abordé, parfois tabou, a malgré tout permis d'offrir quelques films forts. Certains même générationnels à l’instar des Nuits Fauves du regretté Cyril Collard. Néanmoins, le cinéma étant ce qu’il est, cette thématique s’est exponentiellement diversifiée pour aboutir à des films grands spectacles permettant à la fois de s’oublier pendant 90 minutes tout en cristallisant nos peurs actuelles (et celles plus primaires, plus ancrées de se voir confronté à quelque chose d’inconnu sur lequel aucun contrôle n’est possible).

Bien évidemment, le syndrome viral trouve son acmé dans le film dit de zombies, qu’il s’agisse de ceux d’un Romero classique ou bien d’un Danny Boyle inspiré (rescapé d’un bord de mer cathartique). La maladie étant ce qu’elle est et aboutissant à une entité sale, dévastatrice et sans réel but précis si ce n’est celui de faire un maximum de ravages. Qu’il s’agisse de créatures en quêtes de cerveaux humains ou de virus dévorant nos petites cellules, le résultat restera le même, une phagocytose immuable condamnant l’espère humaine au néant (la peur dominante). Cependant, pris en l’état, ce traitement reste un chemin de croix pour le spectateur qui ressort épuisé d’une séance l’ayant contraint de prime abord à un stress constant pour ensuite le confronter à un lancinant questionnement sur l’éventuelle (bien qu’infime possibilité) d’être un jour confronté à cette réalité.

Reste alors des dérivatifs fantastiques tant exaltants qu’exutoires qui masquent la gêne tout en développant un attrait presque morbide pour cette contamination contre nature (quoique dans la chaîne logique de l’évolution, le plus fort l’emporte toujours, quelque soit sa taille ou son origine). Le viral renvoie au virus et donc à la transmission, au contact. Comment ne pas alors penser au film de vampires ou de loups garous vu le mode de propagation de ce qui n’est aujourd’hui disséqué que comme une énième déviance génétique (dixit Blade, Underworld et consort), laissant de côté le mysticisme quasi gothique à la Dracula façon Christopher Lee ou Coppola. Le jeu vidéo s’est lui aussi lâché et à conduit à des fruits plus ou moins consommables sur la toile (Doom, Resident Evil…) quand certains réalisateurs change de conception pour non pas montrer les attaques incessantes de quelques organismes mais plutôt l’action continue de certaines entités sur des aires de jeu beaucoup plus grandes.

 


Certains crieront à l’extrapolation, d’autres se remémoreront certains passages de grands classiques de près de 15 ans d’âge pour les plus anciens (voire plus). Car dans une volonté toujours subliminale de voir les attaques virales du point de vue humain, pourquoi ne pas s’attarder sur une mise en abîme plus importante ? Dans Gremlins, le virus est étranger et accrocheur sous la forme du Mogwaï avant que celui-ci ne devienne ingérable suite à un non respect de règles que je ne ferais pas la gageure de citer ici. Ce n’est plus l’homme mais la ville qui devient le théâtre d’une guerre en règle dans ses rues, ses artères… Et le point de vue d’un certain agent Smith n’est pas à prendre non plus à la légère lorsqu’il expose sa propre vision de l’humanité, véritable cancer de la planète qui use les ressources à leur paroxysme avant de changer de région pour tout recommencer jusqu’à l’extinction totale…

Nos rédacteurs vous parlent en page suivante de leurs souvenirs marquants sur le sujet. Nous attendons de découvrir vos films dans les forums et dans les blogs !

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