Par Cédric Renier - publié le 08 janvier 2009 à 00h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 20h57 - 0 commentaire(s)
Ils sont beaux, jeunes et ça faisait dix ans qu’on ne les avait pas vus ensemble réunis à l’écran. Non, il ne s’agit pas de Claude Brasseur et de Catherine Deneuve mais de Leonardo DiCaprio et Kate Winslet, le couple myyythiiiiqquue du Titanic qui se reforment pour le meilleur dans Les noces rebelles, de Sam Mendes, le film que tout le monde défend bec et ongle à la rédaction. Comme ils ont vieilli en même temps que nous, nous avons décidé d’organiser un match entre ces deux têtes d’affiche pour savoir qui a le mieux évolué depuis le chef-d’œuvre absolu signé James Cameron. Que la partie commence…



KATE WINSLET

MARRAKECH EXPRESS DOWN
Après un mariage raté, Julia, mère de deux fillettes, Lucy, six ans et Béa, huit ans, décide de quitter son deux-pièces sinistré de la banlieue de Londres et de s'installer avec ses deux enfants à Marrakech. Lucy et Béa découvrent une nouvelle vie de liberté dans les rues colorées et parfumées de la médina. Pour Julia, maman sans le sou, le quotidien est plus difficile. Elles vont tomber toutes les trois sous le charmes de Bilal, un jeune Marocain, tantôt acrobate des rues, diseur de bonne aventure, tantôt manoeuvre à la mine. Une carte postale ni plus ni moins où Kate et Said se payent de bonnes vacances en oubliant de nous raconter une histoire. C’est beau mais c’est vide.

HOLY SMOKE UP
Au cours d'un voyage en Inde, Ruth, belle et jeune Australienne, est bouleversée par un gourou. Inquiète, sa famille imagine un stratagème pour la faire revenir et demande à l'Americain P.J. Waters, spécialiste de la déprogrammation spirituelle, de la ramener à une culture plus occidentale. Pour lui, le cas pourrait être reglé en vingt-quatre heures. Deux jours plus tard, le pouvoir change de camp. P.J. Waters, le professionnel du désenvoutement, doit affronter, desarmé, l'emprise de sa passion pour Ruth, son ange vengeur. Jane Campion n’a pas son pareil pour nous emmener dans des passions vire-voltantes et bizarroides (souvenez-vous de In the cut, avec Meg Ryan). Ce beau portrait de femme, relevé de scènes chaudes, est un délice pour les yeux et pour les sens.



QUILLS UP
Le Marquis de Sade explore, par sa plume, le côté interdit de l'homme : les passions obscènes du corps, les pulsions sexuelles, les désirs immoraux. Au début du XIXème siècle, il est considéré comme l'être le plus perfide, le monstre le plus abject, mais aussi comme l'homme le plus libre d'esprit que le monde ait connu. Les frasques du Marquis de Sade ont eu raison de sa liberté et de sa santé mentale. Alors qu'il est au faîte de sa carrière, il se retrouve emprisonné dans l'asile de Charenton afin d'y être " soigné ". Sous le regard attentif et omniprésent de l'abbé de Coulmier, qui soutient pouvoir réhabiliter cet homme, le Marquis de Sade continue ses écrits érotiques et sulfureux. Afin de transmettre les manuscrits au grand public, il est aidé par Madeleine Leclerc, une jeune et innocente femme de chambre. Facilement influençable, elle est la personne idéale pour assouvir ses fantasmes les plus fous. L'abbé voit d'un mauvais oeil cette relation qui ne peut de toute évidence aider à la rédemption de Sade. Les provocations du Marquis irritent également le médecin Royer-Collard, qui lui retire au fil des jours ses moyens d'expression et par là même sa liberté. Un film terrible parce que terriblement sous-estimé. A l’époque, la presse française a préféré la version française de Benoît Jacquot. Désolé mais entre Geoffrey Rush et Daniel Auteuil, on préfère le premier !


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