Bonne nouvelle ! Le scénariste et dessinateur Riad Sattouf (
Retour au Collège, Pascal Brutal), champion de la vanne bien sentie sur les années collège, adapte son univers au cinéma avec
Les Beaux Gosses. L’histoire d'Hervé et de Camel, deux ados vraiment comme les autres que l’on suit avec bonheur dans leur collège de Rennes. Une plongée hilarante et plus vraie que nature en plein dans « l’âge ingrat » !
Comment passe-t-on de dessinateur BD à réalisateur d’un long-métrage ? Plus jeune, j’ai fait des études de cinéma d’animation. J’avais gardé le rêve de faire un film. Et de me dire qu’un jour, un producteur lirait mes albums et me proposerait de faire un film.
Un rêve devenu réalité ?Je savais que sinon, je n’aurais pas l’énergie d’écrire un scénario. Ni de chercher seul des producteurs. Surtout avec le risque de devoir le modifier 300 fois pour correspondre à leurs attentes !
Ton envie, c’était quoi ?J’avais le fantasme de faire un film indépendant. Pas une simple adaptation. Mais un scénario original. Dans mes BD, je suis libre de faire totalement ce que je veux. Je peux parler de sexualité. Je peux représenter n’importe quelles situations. Même si elles sont graveleuses ou gênantes pour certains. Il était hors de question que je ne fasse pas de même au cinéma.
Concrètement, comment avez-vous procédé ? J’ai commencé par faire un story-board. Sauf que j’ai trouvé ça nul. Je me suis rendu compte que faire de la BD ne me servirait à rien. Je pensais pouvoir faire le lien. Alors qu’en fait, cela n’a rien à voir !
Du coup, qu’avez-vous fait ? J’ai réfléchi à ce que j’essayais d’exprimer en BD. Et j’ai fait pareil pour le ciné. Je souhaitais garder un style visuel qui se rapproche de mes dessins. J’ai donc avisé avec les comédiens.
Justement comment les avez-vous choisis ? On a cherché des ados dans tous les collèges de Paris et de proche banlieue. Pas loin de 500 ou 600 candidats ! J’avais fait des portraits-robots pour plus de commodité. Il fallait qu’ils aient des tronches, de beaux visages émouvants d’ados. Je ne voulais surtout pas de type musclé à 14 ans qui ressemble à Johnny Deep. Ce n’étaient pas des ados à qui l’on aurait demandé de faire un film. Du coup, ils étaient hyper motivés.