Non, Ben Stiller n’a pas le monopole de la connerie, son copain Judd Apatow n’est pas le seul à pouvoir faire rire sur des sujets de société (grossesse, sexualité, adolescence...) et les frères Farrelly ont du souci à se faire car voici venue la comédie débilitante de l’année, j’ai nommé :
Les Dents de la nuit. C’est dit. Pas la peine de chercher bien loin, il n’y a qu’à regarder l’affiche pour se sentir subitement attiré par ce film de l’été aussi puissant qu’une gousse d’ail :
« Ce soir évitez de vous faire sucer ». On a bien retenu la leçon et on va aller se faire un cinoche... Car le cinéma français regorge de petites pépites aux allures de gros navets, des comédies absurdes et potaches qui peuvent faire rire trois pelés (
Foon) ou plus de deux millions de tondus (
La cité de la peur). Certaines sont devenues cultes et d’autres sont aujourd’hui réservées à un cercle d’occultes admirateurs dont les motivations sont souvent indéterminées. Afin de célébrer comme il se doit la sortie du film de l’année (on en fait un peu trop ?), DVDRama et Excessif vous proposent un petit florilège des grosses conneries françaises à l’écran... Phrases choc (mais quelles genres de phrases choc ?), scène cultes et petites crétineries sont au rendez-vous. C’est si bon de se sentir c**...
LA CITE DE LA PEURCe qui est bien mais pas top !Top du top of the top... Les nuls réalisent l’exploit de se mettre au même rang que les ZAZ, les Monthy Python ou Mel Brooks. Les derniers de la classe se retrouvent donc en tête du box-office dans cette comédie cultissime qui, 15 ans après sa sortie, reste immuablement l’une des plus drôles en matière d’humour absurde à la française. Si
Les dents de la nuit tente de se vendre comme le digne héritier du film d’Alain Berberian, les spectateurs ne sont pas dupes et resteront certainement fidèles à cette potacherie à couteaux tirés particulièrement bien menée et écrite d’une plume follement acérée. On compte plus de 965 phrases cultes et autant de fous rires devant cette parodie des films d’épouvante prenant pour décor un festival de Cannes aussi guindé que bourré d’attachées de presse « maquillées j’te raconte pas ». Trois lettres de l’ABCD des nuls (Alain, Chantal et Dominique...) passent donc au grand écran en 1994 « avec aussi de vrais acteurs » comme Gérard Darmon, Valérie Lemercier, Sam Karmann ou Tchéky Karyo... Le phénomène est massif et le trio enchaîne les unes de magazines (même
l’Ecran fantastique leur offre la couv’) pendant plusieurs semaines. Près de 2,5 Millions d’entrées pour une comédie qui ne paye pas de mine, c’est l’un des succès français de 1994. Pratiquants l’humour décalé, réussissant par miracle à ne pas réchauffer leurs sketches télés, les trois comédiens font mouche et signent alors le film de toute une génération qui fait encore rire au bout de 34 visionnements (garanti). Comme ça pour le plaisir :
"C'est nous les gars de la marine..." une femme a entendu son hamster femelle chanter cette célèbre chanson dans sa petite cage. Étonnée, elle a sorti un canif et éventré l'animal pour voir si par hasard, elle n'avait pas avalé un magnéto. Eh non... cette jeune femme ignorait que dans les corps des hamsters dames, y a des marins qui chantent.