VINCE VAUGHNRévélé en 1996 par l’excellent
Swingers, Vince Vaughn voit sa carrière décoller dans un registre assez lointain de la comédie. Steven Spielberg lui-même fait appel à lui pour un rôle dans
Le Monde Perdu, suite à succès de
Jurassic Park, et Gus Van Sant le désigne comme le successeur idéal d’Anthony Perkins pour son remake en couleur de
Psychose. Malgré ces rôles très convoités, la carrière de l’acteur stagne pourtant dans des productions à la qualité relative, comme
The Cell avec Jennifer Lopez et
L’intrus avec John Travolta. Tombée en désuétude en un temps record, la carrière de Vince Vaughn connaît un second souffle inespéré avec le succès de
Old School, qui lui profite autant qu’à Will Ferrell et Luke Wilson. Pris du virus de la comédie, Vince Vaughn enchaîne sur Dodgeball – Même pas mal, Mr & Mme Smith et surtout Serial Noceurs, trois succès qui lui permettent de trouver sa voie. A nouveau populaire auprès du grand public, Vince Vaughn revient à la fin de l’année dans
Frère Noël, une autre comédie qui ne l’empêche pas d’accepter des rôles plus sérieux, comme dans
Into the Wild, le prochain Sean Penn.
DODGEBALL – MÊME PAS MAL (Dodgeball – 2004)Armé de son flegme légendaire, Vince Vaughn incarne le capitaine d’une équipe de mauvais joueurs de balle au prisonnier qui se retrouve en compétition avec l’équipe de White Goodman, alias Ben Stiller dans un rôle de méchant délectable au look ridicule. Principal ressort comique du film, ce dernier ne parvient pourtant pas à éclipser la performance de Vaughn, dont la phrase ironique au coin des lèvres et l’allure détachée en fait un successeur idéal à la gouaille légendaire d’un Bill Murray. Une comédie plus fine qu’il n’y paraît, et surtout un rôle taillé sur mesure pour le charisme à la cool de Vince Vaughn.