Par Cédricman - publié le 17 février 2008 à 04h03 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h28 - 0 commentaire(s)
Nouveau dossier du net, rédigé par Cédricman, qui nous livre son analyse de Star Wars.

Quelques précisions tout d’abord : cet article n’est EN AUCUN CAS UNE CRITIQUE DES FILMS ORIGINAUX OU DE L’EPISODE III. Deux raisons à cela : 1- ceci a déjà été fait à de nombreuses reprises et avec suffisamment d’arguments convaincants de part et d’autre pour que l’on n’ait pas à y revenir ; 2- la partie de la population ayant déjà vu les films a déjà son opinion sur ceux-ci et il y a peu de chance qu’elle trouve un quelconque intérêt à lire un énième avis. Quant à l’autre partie, elle se divise en trois catégories : les gens qui n’en ont rien à foutre de Star Ouarze, qui se mangeraient un pied plutôt que d’en voir un, qui en ont raz le bol de tout ce tapage et qui sont bien contents que ce soit enfin fini ; bref, des gens qui sauf accident ou pulsion masochiste subite ne sont pas en train de lire ces lignes ; les gens qui meurent d’envie d’aller voir l’Episode III mais n’ont pas encore pu parce que toutes les séances étaient complètes, et qui sauf accident ou pulsion masochiste subite ne sont pas en train de lire ces lignes non plus, et enfin les gens qui creusent. (Notez que cette portion est assez minoritaire.)
Non, le but présent de cet article, puisque cette saga est enfin achevée, est de dresser un bilan d’ensemble de certaines de ses thématiques. Et en particulier de sa construction scénaristique en tant que saga en deux parties distinctes se voulant équilibrées et complémentaires. Les films terminés, George Lucas ne peut plus se cacher derrière ses notes d’intention, nous allons donc tenter de voir si l’œuvre est aussi équilibrée et pensée que l’on pouvait l’espérer… Mais avant toutes choses, et puisque ça va mieux en le disant :



CET ARTICLE EST RESERVE AUX LECTRICES ET LECTEURS AYANT VU LES SIX FILMS.
(Si vous étiez en train de creuser ces vingt-cinq dernières années, vous n’êtes pas concerné car vous êtes une taupe et vous ne savez pas lire.)

Sommaire :
I.Miroir, miroir –ou : les sagas parlent aux sagas-
II.Des ponts et du fil blanchâtre –ou : comment lier de l’huile et de l’eau sans faire de la mayonnaise-
III.1+1=3 (ou : 3+3=1, c’est selon)

I.Miroir, miroir –ou : les sagas parlent aux sagas-

George Lucas ne s’en est jamais caché : son ambition en entamant sa "prélogie", -si l’on s’en tient à de strictes considérations narratives s’entend,- n’était pas uniquement de raconter l’enfance puis la déchéance de Anakin Skywalker, intronisé de facto comme étant le vrai personnage central de Star Wars. Certes, cela reste le fil rouge, la pièce de résistance qui alimente les fantasmes des fans depuis longtemps maintenant, et c’est avant tout cette histoire dont ceux-ci attendaient la résolution le 19 mai dernier. Mais en dessous de cette couche apparente, Lucas a saisi l’opportunité unique de réaliser une nouvelle trilogie pour nous offrir incidemment la représentation d’un des plus vieux symboles au monde : celui du Bien contre le Mal, du noir contre le blanc, du Yin contre le Yang. Une représentation qu’il ne faut bien sûr pas voir comme l’affrontement basique d’un méchant contre un gentil, bien que cet aspect fasse partie intégrante des six films, mais comme une vue d’ensemble ayant présidé à l’orientation visuelle et thématique de chacune des trilogies dans le but de leur conférer un équilibre au travers de traitements résolument antithétiques.




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