Par La Rédaction - publié le 11 décembre 2007 à 19h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 11h54 - 0 commentaire(s)

LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON (PAR NICOLAS SCHIAVI)
Réalisateur: Mike Nichols
Avec: Tom Hanks, Julia Roberts, Philip Seymour Hoffman
Genre: Biopic
Date de sortie: 16 Janvier 2008
Histoire: Le destin hors norme d'un membre du Congrès texan qui se faisait appeler Good Time Charlie en raison de son penchant pour l'alcool et les femmes. Découvert à Las Vegas en compagnie de deux strip-teaseuses cocaïnomanes, ce dernier vit sa carrière politique malmenée au début des années 80 et se racheta une conduite en contribuant de manière indirecte à la débâcle de l'Armée rouge en Afghanistan.
Pourquoi on l’attend: La transposition à l'écran du roman éponyme de George Crile n'est pas évidente. Mais avec Aaron Sorkin au scénario, on est en droit d'attendre aussi bien qu'à A La Maison Blanche, série phare dont il est le créateur. Des dialogues forcément savoureux devraient permettre au trio d'acteurs de donner le maximum.
On espère: Mike Nichols, à défaut d'être un grand réalisateur, est un très bon directeur d'acteurs. En espérant donc qu'il nous fasse du Angels In America et qu'il s'éloigne de Birdcage.
On peut craindre: Avec un personnage comme celui-là, on attend du transgressif. Mais on appréhende surtout une bonne dose de conventionnelle pop corn.
Conseillé: aux fans de Julia Roberts qui tourne de moins en moins. Puisque l'énorme Studio 60 s'est vu retirer injustement de l'antenne, le cinéma est la seule occasion d'apprécier le génie Sorkin.
Déconseillé: à ceux qui attendent encore un film de guerre avec Tom Hanks après Le Soldat Ryan... ils sortiront de la salle au bout de deux minutes.


L'ÎLE (PAR ROMAIN LE VERN)
Réalisateur: Pavel Lounguine
Avec Petr Mamonov, Viktor Sukhorukov, Dmitri Dyuzhev, Yuri Kuznetsov, Viktoriya Isakova, Nina Usatova, Yana Yesipovich, Olga Demidova, Timofei Tribuntsev
Date de sortie: 09 janvier 2008
Histoire: Dans un monastère orthodoxe situé sur une île du nord de la Russie, un homme traumatisé par les nazis pendant la seconde guerre mondiale est devenu moine. Aux antipodes de l’image sulpicienne, il est pourvu d’un don mystérieux permettant de guérir des malades par exorcisme. Des hommes et des femmes venus de nulle part affluent en masse dans le but de guérir des âmes possédées.
Pourquoi on l'attend: On l'a déjà vu et comment dire: c'est une merveille. Il ne faut pas avoir peur de ce sujet aride qui dans d’autres mains aurait certainement viré au discours catéchèse douteux. En pleine crise spirituelle, Pavel Lounguine, auteur passionnant quoique inégal habitué à multiplier les genres pour ne pas être enfermé dans un domaine de prédilection, abandonne les allégories sur la déréliction de son pays pour ouvrir son cinéma à une dimension humaine et universelle. Traversé par l’âme slave, L’île est le film du renouveau et de l’urgence vitale.
On espère: que les spectateurs trouveront le temps de succomber à cette renaissance artistique
On peut craindre: un bide monstrueux
Conseillé: aux amateurs de Buñuel et de Tarkovski
Déconseillé: à ceux qui détestent le cinéma mystique, lent et majestueux.


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