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Les Fx De Star Trek : Question De Style [page 1]

Par Julien Dupuy - publié le 12 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 12 octobre 2009 à 15h37 - 0 commentaire(s)
Comment ILM, JJ Abrams et une armée de designers ont rajeuni la saga de Gene Roddenberry.

Une vieille histoire

Industrial Light & Magic et Star Trek, c’est une longue et fructueuse histoire d’amour. Dès le second volet cinéma de la saga, la compagnie d’effets spéciaux de George Lucas devient en effet le fournisseur quasi exclusif des trucages des films, mais aussi de la série Star Trek : la nouvelle génération. Une règle trahie cependant avec les deux derniers volets cinéma de la franchise, les restrictions budgétaires conduisant Paramount à faire appel à plusieurs petites compagnies sur Insurrection, tandis que Digital Domain (la société fondée par James Cameron) livrait quelques jolis plans (dont une impressionnante collision de vaisseaux spatiaux) pour Nemesis.



Fort d’un budget nettement plus conséquent que ces deux derniers films, et suite à sa précédente collaboration avec ILM sur Mission Impossible 3, JJ Abrams est logiquement revenu aux sources en débauchant ILM, placée sous l’égide du superviseur Roger Guyett, un des pionniers de l’image de synthèse, responsable notamment de la création de la planète Mustafar sur La Revanche des Sith. Alors qu’il conçoit les plans truqués chez Vital Distraction en prévisualisation (un story-board en mouvement réalisé avec des images 3D sommaires), Abrams demande à l’équipe de Guyett de monter une compilation des plus belles séquences truquées de la franchise. « Aussi bonnes fussent-elles, se souvient Abrams, nous avons rapidement réalisé que nos possibilités technologiques étaient bien supérieures à tout ce qui avait été fait par le passé. »



L’implication de Guyett sur la ce film est telle qu’Abrams lui confie d’office le poste de réalisateur de seconde équipe, tandis que le co-superviseur des effets visuels, Russell Earl, reste en poste à ILM pour assurer la liaison. Un choix judicieux puisque, peu après la fin des prises de vues, le total des plans truqués grimpe au-dessus du millier. Même en mobilisant la totalité de ses effectifs (soit 400 artistes environ), ILM ne peut assumer « que » 789 plans, et doit déléguer le reste à la concurrence, comme Digital Domain, Lola ou encore Svengali.


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