On a pu également voir grâce au septième art ressusciter des époques disparues, comme l'Hollywood de l'âge d'or, magnifiquement reconstitué dans
Aviator de Scorsese. Cate Blanchett y faisait une composition impeccable en Katharine Hepburn et on pénétrait l'effervescence et l'insouciance des premiers temps du cinéma mais également dans la folie d'Howard Hughes. Scorsese trouvait là le parfait équilibre entre la reconstitution prestigieuse et l'intimité tourmentée d'un personnage.
L'histoire continuera d'être revisitée continuellement, car comme la littérature, elle offre un réservoir inépuisable de sujets pour le cinéma. On peut retrouver l'essence des seventies pour conter l'histoire d'un gangster (
American Gangster) ou d'un serial-killer mystérieux (
Zodiac). Le film historique est en évolution permanente et invite sans cesse à redécouvrir une époque. S'intéresser à la viole de
Tous les matins du monde, à
La chute de l'empire romain, à la vie d'
Elizabeth ou de
Marie Antoinette, à Alexandre le grand, aux gens qui ébranlèrent de grands hommes de pouvoir (que ça soit dans
les Hommes du président, dans Good Night and good luck, au meurtre de
JFK), aux divertissements aristocratiques parfois cruels (dans
les Liaisons dangereuses ou
Ridicule)... C'est une invitation sans cesse renouvelée à se retourner et à redécouvrir des épisodes et des grands personnages que l'on croyait connaître et qui prenaient la poussière de nos livres d'histoire et de nos certitudes.