Par Nicolas Houguet - publié le 12 décembre 2007 à 03h02 ,
MAJ le 06 janvier 2010 à 17h58 - 0 commentaire(s)
On a pu également voir grâce au septième art ressusciter des époques disparues, comme l'Hollywood de l'âge d'or, magnifiquement reconstitué dans Aviator de Scorsese. Cate Blanchett y faisait une composition impeccable en Katharine Hepburn et on pénétrait l'effervescence et l'insouciance des premiers temps du cinéma mais également dans la folie d'Howard Hughes. Scorsese trouvait là le parfait équilibre entre la reconstitution prestigieuse et l'intimité tourmentée d'un personnage.


L'histoire continuera d'être revisitée continuellement, car comme la littérature, elle offre un réservoir inépuisable de sujets pour le cinéma. On peut retrouver l'essence des seventies pour conter l'histoire d'un gangster (American Gangster) ou d'un serial-killer mystérieux (Zodiac). Le film historique est en évolution permanente et invite sans cesse à redécouvrir une époque. S'intéresser à la viole de Tous les matins du monde, à La chute de l'empire romain, à la vie d'Elizabeth ou de Marie Antoinette, à Alexandre le grand, aux gens qui ébranlèrent de grands hommes de pouvoir (que ça soit dans les Hommes du président, dans Good Night and good luck, au meurtre de JFK), aux divertissements aristocratiques parfois cruels (dans les Liaisons dangereuses ou Ridicule)... C'est une invitation sans cesse renouvelée à se retourner et à redécouvrir des épisodes et des grands personnages que l'on croyait connaître et qui prenaient la poussière de nos livres d'histoire et de nos certitudes.
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