Sociétés secrètes, gouvernements invisibles, meurtres et mystères en tous genres, la « théorie du complot » relève des peurs primales de l’humanité et de son goût pour le romanesque. Et quand le cinéma y a recours, c’est pour en révéler le vrai sens caché : ici, l’émotion prime.
Commençons tout d’abord par décortiquer ce terme piégé ; dans « théorie du complot », le mot actif est « théorie », ce qui condamne d’emblée celui qui révèle le complot à n’être qu’un simple « théoricien ». Qu’il s’agisse d’un formidable enquêteur ou d’un simple paranoïaque, la nuance ne pèse pas lourd; nous sommes ici dans le monde des idées, de l’information, du virtuel, bref du vent ! Et c’est généralement avec un soupir venteux et exaspéré que l’individu moyen accueillera l’évocation d’une « théorie du complot ».