Par - publié le 30 juillet 2008 à 14h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h50 - 0 commentaire(s)
Les héros de la Science Fiction :

RoboCop

L’un des plus grand film de science-fiction sur la relation entre l’homme et la machine. Murphy (Peter Weller), un flic dévoué et idéaliste, meurt criblé de balles après avoir suivi la bande de détraqués menée par le sadique Boddicker (Kurtwood Smith). Un consortium puissant récupère son corps pour faire de lui le nouveau flic de demain, un policier d’acier aux commandes de l’administration. Désormais nommé RoboCop des bribes de mémoires viennent cependant gripper la belle mécanique. En effet la personnalité et les souvenirs de Murphy réapparaissent peu à peu et le traumatisme d’avoir tout perdu, sa relation passionnelle avec sa femme, les moments de complicité avec son fils et les petits délices de la vie quotidienne, le hante de plus en plus. L’invulnérabilité physique du RoboCop se fissure lorsque les sentiments ressurgissent.

Murphy doit cependant trouver sa place parmi ses collègues de chair et de sang, notamment Anne Lewis (Nancy Allen) une femme flic au tempérament bien trempé qui a personnellement connu l’ancien Murphy. La belle et le cyborg font de nouveau équipe, Murphy réapprenant auprès d’elle qui il fut autrefois. Dans l’impossibilité de retrouver son corps d’humain, Murphy choisi enfin d’accepter sa nature hybride et de punir les auteurs de sa mort. Paul Verhoeven signe ici une charge violente contre une société de consommation toute puissante dirigée par des magnats sans scrupules et insensibles, bien moins humains que la machine qu’ils ont créé. Le conflit psychologique qui ronge le policier replace l’individu au centre du problème, la technologie doit servir l’homme et non pas l’asservir. Terminant le film à visage découvert, Murphy choisit d’exalter le peu d’humanité qui lui reste pour faire le bien et accomplir sa mission de protecteur de la communauté, sacrifiant ses désirs personnels, reprendre une vie normale, en assumant son corps artificiel.

Snake Plissken

Probablement le personnage le plus emblématique de la carrière de John Carpenter et de celle de Kurt Russell, Snake Plissken est au panthéon des héros du cinéma d’action. Ancien membre des forces spéciales américaines durant la troisième guerre mondiale, Snake se tourne ensuite vers le crime avant de se faire arrêter à Kansas City puis envoyer à New York transformer en prison géante pour récupérer le Président des Etats-Unis. Snake est l’anti-héros ultime, tout droit sorti d’un western, c’est un marginal, rebelle et individualiste. Un vrai badass motherfucker trimballant son look inoubliable avec son œil bandé, ces longs cheveux et son flingue à la ceinture. Snake est l’incarnation de la révolte envers un ordre établi flirtant avec le fascisme que Carpenter n’a de cesse de dénoncer tout au long de sa carrière.

Kurt Russell est tout simplement parfait et l’impose 25 ans après comme un des personnages favoris des spectateurs. Même si Los Angeles 2013 n’est pas aussi grandiose que le premier film, revoir Snake plus remonté que jamais et foutre en l’air toute notre civilisation ça n’a pas de prix. Les fans prendront l’annonce d’un probable remake de New York 1997 comme une blague sentant le pet froid (sérieux, Len Wiesmn ou Brett Ratner !), en priant à genoux que Big John profite de l’engouement actuel pour les icônes des 80’s et repasse derrière la caméra pour un troisième volet (Escape from Earth ?) histoire de venir mettre tout le monde d’accord avec le héros le moins politiquement correct du cinéma.

Neo

Néo est tout simplement l’élu. Certes cela parait présomptueux de le présenter ainsi, mais c’est comme ça que Morpheus le voit. Après tout, notre geek informaticien n’a pour mission que de sauver le monde de l’emprise des machines. Pour cela, Néo apprend à contrer les bugs de la Matrice, devenant pour cela un pur Superman. D’abord doté de superpouvoirs dans la Matrice, parvenant à arrêter le temps, grimper aux murs et voler en supervitesse, Néo arrive aussi désormais à les utiliser dans le monde réel, sans une explication probable. Traité comme un Dieu par ses apôtres, Néo parvint à manger à sa faim grâce aux différentes offrandes qui lui sont faites. On n’attend plus que l’immolation de vierges pour compléter le lot.
Néanmoins, Néo est doué d’une grande aisance au kung-fu, capable de battre des centaines de clones de l’agent Smith, comme un Sangoku enragé. Pour l’aider, il est accompagné d’une comparse en tenue de cuir moulante, d’un maître des clefs tel Rick Moranis de Ghostbuster, d’un Morphéus perdant de la prestance au fur et à mesure des suites, et d’une oracle changeant de tête. Le principal souci de Néo, finalement, c’est de n’avoir aucun point faible.

Vu l'ampleur de la trilogie des frères Wachowski, la multiplicité de leurs sources d'inspirations et des thématiques abordées, Neo est un personnage que l'on peut aborder sous de très nombreuses facettes, la plus tripante étant très certainement celle en rapport avec ses capacités au combat. En effet, il a beau être une sorte de messie christiano-bouddhiste ou je ne sais quoi, il n'a jamais autant la classe que lors des monstrueuses scènes de combat auxquelles il prend part avec toute la liberté que lui offre son contrôle sur la Matrice. Dès lors, rien ne lui est impossible, il peut "ralentir le temps" (pas littéralement, bien sûr, mais il est néanmoins capable de percevoir et analyser son environnement avec une telle rapidité que ses réflexes s'en retrouvent mille fois décuplés : c'est le fameux bullet-time), comme affronter des centaines d'agents Smith ou bien même voler ! La physique n'a pas de prise sur lui une fois qu'il est dans la Matrice, il est parvenu à se libérer de ses contraintes et devient donc ainsi, au fil des films, une sorte de combattant ultime dont le duel final contre son antagoniste flirtera au plus près de la démesure des affrontements du génial Dragon Ball Z. Héros d'action complet, nous offrant des scènes d'anthologie que ce soit en combat à mains nues ou lors de gunfights aériens et méchamment destructeurs (ne manque à son palmarès que ce qui est de l'ordre de la poursuite à bord d'engins motorisés, mais quel besoin quand on peut voler à la vitesse du son ?), Neo est la synthèse d'années de cinéma d'action, de bastons homériques, et se pose comme la forme absolue d'hybridation entre le cinoche de l'Est (l'Asie, entendons-nous, et non pas l'Europe de l'Est) et celui de l'Ouest. Et en plus, pour ne rien gâcher, il a la classe !

Dossier de Damien Duvot, PitouWH, Stanislas Bernard, Vincent Martini, Florent Kretz et David A.
Vos réactions


logAudience