De Willis O’Brien à
Will Ferrell en passant par
Peter Jackson,
Steven Spielberg, JJ Abrams ou Michael Crichton, une œuvre littéraire, relativement méconnue en France, parcourt toute l’histoire du Cinéma d’aventure fantastique. Voici un aperçu de son riche périple.

Il aurait de loin préféré que le monde se souvienne de ses romans historiques mais le public et le destin en avaient décidé autrement. Sir Arthur Conan Doyle est aujourd’hui révéré en tant que créateur du personnage de Sherlock Holmes, une série policière extrêmement lucrative qui, aux yeux de son auteur, relevait de l’œuvre alimentaire (au point qu’il chercha à faire mourir son héros). Largement impliqué dans la politique coloniale de son pays en Afrique, Conan Doyle commença par soutenir l’atroce guerre des Boers, puis il changea résolument de perspective en s’en prenant violemment à la colonisation du Congo par la Belgique. Il faut dire que, dans ce deuxième cas de figure, il avait été directement témoin des horreurs infligées par les colons à la population locale. Selon toute probabilité, c’est lors de son voyage au Congo que germa l’idée de son futur roman
Le Monde perdu.
Premier volume d’une série consacrée à l’imaginaire Professeur Challenger,
Le Monde perdu suit les pas de son héros qui tente, en vain, de convaincre le monde scientifique de l’existence d’une région oubliée en Amérique du Sud, une région où subsisteraient quantité de créatures préhistoriques. Rejoint dans sa quête par un journaliste téméraire, par un autre professeur et par un Lord vaguement aventurier, Challenger embarque sa petite troupe vers ce monde oublié de tous. Les explorateurs découvriront bel et bien sur place une jungle inhospitalière, traversée de ptérodactyles, d’iguanodons et de mégalosaures voraces ; mais ils auront surtout fort à faire avec une étrange race d’hommes singes vindicatifs, qui pourraient bien constituer le fameux « chaînon manquant » recherché par tant de paléontologues.