Par La Rédaction - publié le 29 juillet 2008 à 13h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h04 - 0 commentaire(s)
PLUS BEAU QUE MOI TU MEURS
Dans les années 70 et 80, le comédien Aldo Maccione incarne la classe mondiale ! Sa célèbre démarche, immortalisée pour la première fois devant la caméra de Claude Lelouch avec L'aventure c'est l'aventure, fut ensuite déclinée dans diverses comédies, plus ou moins réussies, la plupart mises en scène par le génialissime Philippe Clair. Parmi ses oeuvres étonnantes, figure Plus que moi tu meurs, où Maccione incarne un double rôle, celui d'un truand de seconde zone, et de son frère jumeau, simple curé. Bien évidemment, le premier est un dragueur invétéré, total opposé du second.
Le film s'ouvre et se ferme sur une même séquence, où l'indémodable Aldo apprend à son entourage, copains de cellule ou curés vieillissant et puceaux, sa technique pour séduire les femmes. Selon lui, « Aucoune femme n'y résiste ». Nous le découvrons alors se penchant légèrement en avant, les bras en équerre, et le sourire éclatant. S'en suit une démarche lente et délicate, le regard fixe. Le mythe sera si grand qu'il traversera les générations, et aujourd'hui encore il n'est pas rare de croiser quelques jeunes imitateurs, moi y compris... Même si les femmes ne mouillent pas au premier abord, elles peuvent au moins se mettre à rire, provoquant ainsi un joli début de séduction. Il faut dire que le cinéma a l'art de faire rêver, parfois jusqu'à convaincre les spectateurs les plus innocents. Ainsi, la scène finale montre le personnage d'Aldo en pleine pratique, sur une plage isolée où règnent en maître une pléiade de belles et jeunes femmes, les seins nus. Sa démarche a alors un tel pouvoir de séduction que toutes, sans exception, entreront en transe, la bave aux lèvres, poursuivant le pauvre Aldo obligé de fuir à la nage, victime de son succès. Pourtant n'est-ce pas là le rêve de tout homme normalement constitué ? Au final, nous voilà en présence d'une séquence de séduction certes improbable mais terriblement efficace, voire ravageuse. Culte !
Pour l'anecdote, sachez que le film se termine en pleine jungle, où notre pauvre Aldo vit au milieu des gorilles, lesquels ont également adopté sa démarche afin de séduire leurs femelles...
Avec ce film, c'est moi qui ai été séduit ! Toute mon enfance... Aldo for ever !
Gilles Botineau




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