Par La Rédaction - publié le 09 avril 2008 à 05h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 14h09 - 0 commentaire(s)
CUBE
Hahaha, vous ne vous y attendiez pas à celle-là ! Cube dans un dossier sur les grands espaces, vous devez vous dire que c'est n'importe quoi, que cela aurait mieux convenu à un dossier sur les huis-clos, et pourtant... En effet, quelle est la plus grande chose que nous connaissions ? La chose la plus démesurément étendue ? C'est ça, oui. L'infini. Et quelle est la seule chose qui nous permet de concevoir l'infini dans nos petits esprits de primates, de façon concrète ? Ceux qui ont répondu l'espace peuvent sortir : il est de notoriété publique que l'univers n'est pas infini, bien au contraire, puisque l'on peut précisément situer ses limites à 323,23 milliards d'années lumière (plus 2) de la planète Coruscant, son centre spatialo-géographique. Non, la seule chose qui rend un tant soit peu imaginable l'infini, ce sont... les chiffres ! Une notion qui, dans son abstraction la plus totale (si les chiffres servent à informer sur un élément quantifiable, alors ils ne sont plus à même de retranscrire l'infini car cela n'existe pas dans la nature), permet de donner un semblant de visage à ce-qui-n'a-pas-de-fin. Et s'il y a bien un film qui traite de l'infinité des chiffres, c'est Cube de Vincenzo Natali et son décor ô combien étrange, véritable puzzle spatial se bâtissant sur les préceptes de la méta-mathématique et de la physique quantique. Un labyrinthe en cinq dimensions, sans début ni fin, dans lequel les seuls repères sont les chiffres, maigres indices parcourant une interminable errance dans les méandres du néant infini. Et si vous pensiez que l'autiste parvenait à la fin du film à se sortir du cube, niant tout ce que nous venons de dire, détrompez-vous : en fait il est mort depuis le début, et rejoint l'infini pour de bon.


WATERWORLD
A la suite d'une catastrophe écologique, la Terre est recouverte par les océans. Les rares survivants vivent sur des atolls artificiels, rêvant d'une contrée mythique, Dryland, recouverte de vastes forêts et de profondes vallées. Kevin Reynolds, amateur de grands espaces et de récits d'aventure, nous livre, avec Waterworld, l'un des blockbusters futuristes les plus impressionnants. Et d'une grande originalité ! En effet, rares sont les films catastrophes ayant traité le thème de la montée des eaux, pourtant d'actualité, et ce, encore plus aujourd'hui. L'histoire se déroule à 90% sur l’océan ! Les scènes sous-marines sont tournées dans des réservoirs géants, pendant que des spécialistes construisent un pétrolier miniature dans le désert Mojave, et que d’autres inventent une bête générée par ordinateur. On vous passera tous les aléas d'un tournage mouvementé... Sachez seulement que le film a coûté 200 millions de dollars (certains parlent de 300), et dure 136 minutes. Au final, le public a boudé ce chef-d'oeuvre incompris (88 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis.). Pourtant, quel bonheur pour nos yeux d'enfants ! Certes le scénario est basique, mais à condition d'aimer les océans (et de ne pas avoir le mal de mer), ce film apparaît comme un véritable voyage vers l'infini ; les personnages courent après un rêve (« Dryland »), la seule terre restante. Et l'Homme se sent minuscule face à cette nature envahissante et dangereuse. Waterworld est un grand film écologique : divertissant, impressionnant, et intelligent.


Dossier rédigé par Vincent Martini, Nicolas Schiavi, Nicolas Houguet, David A., Pitouwh, Gilles Botineau, Florent Kretz.
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