Par - publié le 26 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 26 octobre 2009 à 10h35 - 0 commentaire(s)
Je ne ferai pas la gageure de présenter le bondissant blondinet à la vocation hockagienne aussi fortement implantée qu’un sapin dans un salon une veille de Noël, d’autant plus que ce n’est pas forcément lui qui m’intéresse, bien qu’à la réflexion, la première apparition maîtrisée de Kyuubi suite à la mort présumée de Sasuke aurait sa place ici. Après la démonstration de savoir-faire de Dragon Ball, il aurait été difficile de reprendre le principe des tournois dans ce shonen. Qu’à cela ne tienne, le scénario est suffisamment solide dans les 150 premiers épisodes pour s’affranchir de cette limite afin de proposer des affrontements qui non seulement seront spectaculaires mais qui de plus se justifieront. Evidemment, de tous ceux proposés, certains auraient bien vu l’affrontement entre l’Hockage et Orochimaru, ou bien celui entre Naruto et Neji et pourquoi pas celui permettant Kakashi de montrer pour la première toute la puissance de son Sharingan. Il est vrai que tous ces « matchs » d’adversaires à la puissance équivalente sont jubilatoires, mais restent néanmoins de simples combats.


C’est pourquoi je clôturerai ma prose par la rencontre Gaara / Rock Lee. Sur le papier, on se retrouve avec d’un côté un personnage sans pitié, à la technique sableuse redoutable et aux techniques de combat uniques et maîtrisées à base de défense, d’attaque et de Chakra. Le must étant qu’il n’ait même pas besoin de se déplacer pour toucher son adversaire, le sable le faisant à sa place. De l’autre côté du tatami, on a l’inénarrable Rock Lee, drôle de gus au chara design un peu cheap mais bénéficiant d’un capital sympathie immense dès sa première apparition. Evidemment, ce dernier ne maîtrise pas les techniques ayant recours au chackra et ne peut se défendre qu’en combat rapproché. Autant dire que la balance pèse plus d’un côté que de l’autre.


Reste qu’il faut tout de même garder à l’esprit qu’il s’agit d’un shonen et que Naruto, bien que principal protagoniste, n’est pas le seul à devoir faire ses preuves. Ce combat reste dans un premier temps un échauffement permettant de pouvoir enfin cerner convenablement les deux antagonistes pour ensuite attaquer une partie où le spectateur va être agréablement surpris par les résultats de l’entraînement de Lee qui ne sont d’ailleurs pas sans rappeler celui d’un certain Tortue Géniale. Commence alors le véritable match, où le plus fort cède du terrain sur celui qui était a priori le plus faible, le tout avant de reprendre l’avantage. Momentanément. Car par un retournement de situation imprévisible et extraordinaire, le tout magnifié par un background musical euphorisant, c’est la forêt complète que va dévoiler ce qui n’était en apparence qu’un simple arbuste. Le ton change, le rythme devient effréné, les révélations sont lâchées avec une célérité insatiable par tous les héros du show et on retrouve un état d’excitation et de curiosité triomphante qui n’avait plus été éprouvée depuis la première vision de Star Wars IV, V et VI. Tout concorde ici à dépasser la condition première d’un simple constat de perdant et de vainqueur tant les enjeux deviennent brutalement vitaux pour Lee qui n’hésite pas à sacrifier son physique pour que son Nindo triomphe aux yeux de tous. Mieux encore, face à son nemesis intime de toujours, Neji, il dévoile ses secrets pour pouvoir imposer cette façon particulière de voir les choses, avec l’approbation de son mentor (alors que celui-ci doit affronter de son côté le jugement hâtif de Kakashi). Le final est à la fois assez triste émotionnellement pour les investissements de Lee qui paiera le tout au prix fort mais aussi extrêmement puissant pour tous ceux qui au-delà de ces quelques épisodes ont suivi l’aventure depuis le début. On en ressort aussi mélancolique qu’extatique et c’est là un aspect indéniable de ces quelques minutes qui donnent toutes leurs saveurs à cette chronique de ring.

 


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