Par Francis Moury - publié le 04 août 2005 à 07h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h33 - 0 commentaire(s)
Pour la seconde étape de notre dossier consacré à la place des zombies et des morts-vivants dans l'industrie du cinéma nous nous sommes intéressés aux œuvres italiennes des années 60 aux années 90. A mi-chemin entre l'expressionnisme poétique et gothique typiquement latin et le cinéma de genre Hollywoodien, l'Italie n'a cessé de se démarquer de ses voisins européen avec des réalisateurs aussi audacieux qu'inspirés comme Lucio Fulci, une révolution à lui seul, ou Lamberto Bava.

Pour l'occasion, nous avons demandé à notre encyclopédie maison du genre, Francis Moury, de dépoussiérer son indétournable mémoire de cinéphile et nous offrir de sa plume une petite filmographie sélective et commentée des œuvres à ne manquer sous aucun prétexte. Sortez vos crayons, prenez des notes, tout ce que vous devez voir est ici ! Histoire de ne pas vous laisser en reste, nous vous proposons également un focus sur l'hallucinant mais culte Dellamorte Dellamore de Michele Soavi, ainsi qu'une interview inédite du même Michele Soavi nous éclairant sur la place du cinéma Italien dans l'univers du fantastique.

DEUXIEME PARTIE

La deferlante italienne


Danse macabre [Danza macabra] (Fr.-Ital. 1964) d’Antony Dawson [Antonio Margheriti]
À l’occasion de la visite en Angleterre de l’écrivain américain Edgar A. Poe, on raconte qu’il y existe un château où, chaque année pendant la nuit des morts, ceux-ci reviennent et dont nul ne peut ressortir vivant lorsque vient l’aube. Or cette nuit-ci est justement la nuit des morts. Un aristocrate propose à un jeune journaliste désargenté, incrédule mais grand lecteur de Poe, d’y passer la nuit contre une forte somme d’argent. Il y tombera amoureux de l’une de ses occupantes (jouée par Barbara Steele) qui s’avère être une morte-vivante maudite.
Chef-d’œuvre classique non seulement du cinéma fantastique italien mais du cinéma fantastique mondial.

I Castello dei morti-vivi [Inédit en France] (Ital. 1964) de « Herbert Wise » [Luciano Ricci]
N’est pas vraiment, contrairement à ce que son titre laisserait penser, un film de morts-vivants mais se situe cependant à la limite du genre.
On ne l’a jamais vu même si on connaît son scénario : probablement mineur car sinon les distributeurs français de l’époque l’auraient acheté mais rare et à découvrir un jour. D’autant plus que Christopher Lee y joue le rôle principal. Rien que pour ça…


Les Amants d’outre-tombe [Amanti d’oltre-tomba] (Ital. 1965) de Mario Caiano
Un médecin complote contre la vie et la raison de son épouse (jouée par Barbara Steele) qu’il soupçonne de le tromper avec son amant. Il les torture à mort mais ils reviennent d’outre-tombe se venger.
Chef-d’œuvre désormais devenu un classique d’une puissance plastique et d’une tension toujours aussi impressionnantes.


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