Outre sa participation à The Dark Knight, elle sera également à l'affiche de
Happy endings, datant de 2005 mais encore inédit en nos contrées, une comédie chorale où les histoires d'amour s'entremêlent. Elle fera également une belle prestation dans
Sherrybaby où elle sort de prison, tente d'établir un lien avec sa fille et de reconstruire son existence. On attend beaucoup de sa participation au prochain Sam Mendes,
Farlanders, où un jeune couple se met en quête de l'endroit idéal pour installer leur famille et y élever leur premier enfant.
Maggie Gyllenhaal est donc une valeur sûre, une comédienne capable d'aborder des registres très différents avec une égale facilité. Son talent s'est distingué dès ses débuts dans les films ambitieux de son père. Elle fut d'abord caractérisée par son courage d'aller vers la bizarrerie et s'en faire l'interprète impliquée (dans
La Secrétaire). Sa fantaisie et son indépendance ont pimenté ensuite des productions plus formatées, mais non dénuées de qualités (comme
le sourire de Mona Lisa). Dans The Dark Knight, Rachel Dawes prend du relief grâce à elle.
Il est cependant à souhaiter qu'elle rencontre un projet qui mette son talent en valeur, qui la fasse passer de second rôle brillant, à tête d'affiche incontournable. La dame est encore jeune. Cela sera sans doute exaucé. Car elle a quelque chose de spécial, de très personnel, un charme espiègle, malicieux et spirituel qui profite à chacune de ses prestations, une étincelle qui ne demande qu'un rôle suffisamment original pour éclater.