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Mel Gibson : Classe pas classe [Page 1]

Par Nicolas SCHIAVI et Jérôme BEALES - publié le 11 février 2010 à 15h19
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Dans les années 2000, Mel Gibson a tourné peu de films en tant qu'acteur mais a su pleinement mettre à profit ses talents de réalisateur. Le comédien d'origine australienne n'a pas tardé à s'imposer à Hollywood et dans le coeur des spectateurs avec des rôles cultes et souvent musclés. C'est à la fin des années 70 que Mel Gibson débute sa carrière avec Summer City de Christopher Fraser, mais c'est surtout en parcourant le bitume de Mad Max qu'il gagne ses galons de star.

 

Mad Max (1979) de George Miller : Très classe

Mad Max est à l'image des longues routes désertes et infinies que son héros arpente à bord de son bolide fou : un film d'une simplicité et d'une linéarité déconcertante qui atteint implacablement son point de non retour par la seule présence d'une mise en scène et d'un montage époustouflants (les poursuites en voitures, notamment celle qui ouvre le récit, possèdent toujours une efficacité redoutable). Si le thème du justicier solitaire (interprété ici par un charismatique Mel Gibson) a souvent été représenté au cinéma, rarement il n'aura été exploité de manière aussi sombre et désespérée.

 

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Tim (1979) de Michael Pate : Classe des jeunes années

Après "Mad" Max Rockatansky, Mel Gibson entre dans la peau d'un jeune homme simple d'esprit entretenant une relation trouble avec une femme plus âgée. Dans un rôle compliqué, la sobriété de l'acteur parvient à apporter une profondeur sincère au personnage.


Gallipoli (1981) de Peter Weir  : Petite classe

Mel Gibson s'engage pendant la première Guerre mondiale sous les ordres du réalisateur de Pique-Nique à Hanging Rock et Le Cercle des poètes disparus. Il y interprète Franck Dunne, jeune soldat qui va être confronté aux horreurs du conflit en Turquie. Avec son massacre final, le film atteint un point émotionnel élevé même s'il reste très académqiue le reste du temps.

 

Mad Max 2 : le défi (1981) de George Miller : Très classe

Lorsque l'on pense film apocalyptique, on pense immédiatement à Mad Max 2. Point d'orgue de la carrière de George Miller, véritable monument de barbarie motorisée, enchaînant les poursuites hallucinantes et ultra violentes, Mad Max 2 reste, plus de 25 ans après, un chef d'œuvre inégalé.


Attack Force Z (1982) de Tim Burstall et Jing Ao Hsing : Pas classe

1945. détroit de Sambalang. Mel Gibson aime se frotter aux films de guerre et le genre le lui rend bien. Dans Attack Force Z (titre à l'aspect nanar indéniable), il endosse le costume du Capitaine P.G. Kelly, envoyé avec cinq autres hommes à la recherche d'un officer japonais retenu prisonnier sur une île. Dans cette oeuvre pas convaincante, c'est Sam Neill qui s'en sort le mieux.

 

L'Année de tous les dangers (1982) de Peter Weir : Très classe

De nouveau aux côtés de Peter Weir, l'acteur impresionne face à Sigourney Weaver. Il joue un jeune journaliste australien effectuant son premier reportage alors qu'un putsch militaire se prépare. A bien des égards, le film reste inoubliable avec un cocktail de thriller politique et de romance fiévreuse.

 

Le Bounty (1984) de Roger Donaldson : Classe révoltée

Donnant la réplique à Anthony Hopkins, Mel Gibson lui tient la dragée haute en leader des révoltés. Loin d'être la meilleure adaptation du livre de Richard Hough, mais le gouvernail tient bon et le casting fait le reste.

 

La Rivière (1984) de Mark Rydell : Pas classe

Dans le rôle d'un fermier américain, Mel Gibson se concentre à masquer son accent d'origine et s'éloigne de ses rôles d'hommes durs. La lourdeur de la mise en scène et la mollesse de la construction rythmique n'aident pas forcément à rester éveillés devant cette histoire un brin naïve.

 

Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre (1985) de George Miller et George Ogilvie : Pas classe

Après deux films intenses, la licence s'enfonce désagréablement dans une pseudo fable écologiste où Tina Turner fait l'actrice pour vendre la chanson du film. Max se parodie dans un univers de freaks où tout semble absurde et incongru. A éviter.

 

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L'Arme fatale (1987) de Richard Donner : fatalement classe

L'Arme fatale est le seul épisode de la série qui se suffit à lui même. D'une tout autre tenue que les autres, ce premier opus est d'une incroyable noirceur. Les épisodes suivants allaient vite s'orienter vers la comédie récoltant par là même des millions de dollars supplémentaires. L'Arme fatale constitue donc un vestige. Charpenté par un scénario très sombre (le personnage suicidaire joué par Mel Gibson) écrit par un expert du genre (Shane Black multiple récidiviste avec Le Dernier samaritain et Au revoir à jamais), L'Arme fatale est en quelque sorte le fleuron du polar urbain des années 80.


Tequila Sunrise (1988) de Robert Towne : Classe cocktail

Il y a d'abord ce trio solide : Mel Gibson, Michelle Pfeiffer et Kurt Russell. Le premier (Dale McKussic) est un dealer à la petite semaine pourchassé par son meilleur ami devenu flic. Entre les deux, Jo Ann, une sublime femme dont Dale est amoureux. Le film, plutôt oubliable dans le genre, ne repose que sur les trois acteurs.


L'Arme fatale 2 (1989) de Richard Donner : Un peu classe

Un second volet toujours aussi spectaculaire, dans lequel l'immense Joe Pesci fait son apparition, pour notre plus grand plaisir. Derrière les dialogues, Shane Black assure des répliques qui claquent. Quant à Gibson, il semble s'éclater toujours autant et compose un duo génial avec Danny Glover. La quintessence du buddy movie, en somme.  


Comme un oiseau sur la branche (1990) de John Badham : Pas classe du tout

Malgré la présence du regretté David Carradine en bad guy de service, il est bien difficile de se passionner pour cette comédie d'action aux recettes éprouvées. Goldie Hawn en fait des tonnes et sa relation avec le personnage joué par Gibson est si mièvre et prévisible qu'on en vient à bâiller d'ennui. Un film fainéant, qui a de nos jours bien mal vieilli.  

 

Air America (1990) de Roger Spottiswoode : Pas classe

Mel Gibson semble parodier le Martin Riggs de L'Arme fatale dans un divertissement tout juste honnête. Il n'y a pas de quoi avoir honte mais Air America est totalement oubliable dans sa filmographie.

 


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