En 1999, il réussit un coup formidable, celui de monter les aventures d'Astérix au cinéma.
Louis de Funès et
Claude Lelouch en avaient rêvé... Berri l'a concrétisé. Avec son casting de stars et son budget pharaonique, le premier opus, intitulé
Astérix et Obélix contre César, crée un véritable évènement et explose le box-office. Semi-déception en revanche pour les fans, qui réserveront au second,
Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, un accueil plus chaleureux. Le troisième volet sera quant à lui géré par le fils prodigue, Thomas Langmann.
Cependant, ces énormes "machines" ne doivent pas faire oublier que Berri fut également aux commandes d'oeuvres plus "dures", à l'image de
Tess, signé Roman Polanski, Trois places pour le 26, de
Jacques Demy, et La Reine Margot, de Patrice Chéreau. Parmi ses dernières productions, nous citerons également Le Scaphandre et le Papillon ainsi que La Graine et le Mulet, l'un des grands gagnants à la Cérémonie des Césars 2008.
LA VIE CONTINUE...
Aujourd'hui, son jeune fils, Thomas Langmann, marche sur ses traces. A la fois acteur, réalisateur et producteur, la relève semble donc assurée, puisqu'on lui doit déjà des oeuvres telles que Le Boulet, Blueberry, Astérix aux Jeux Olympiques, Nos jours heureux, et plus récemment le diptyque consacré à Mesrine. En somme, un début de carrière plutôt éclectique, globalement populaire, où tous les goûts existant dans la nature peuvent se retrouver.
Parallèlement, la filmographie de son père perdure et continue de marquer nos esprits. L'occasion de rappeler l'existence d'un coffret DVD, sorti il y a quelques années, réunissant l'intégrale de ses réalisations (ou presque), agrémenté de divers témoignages et d'une autobiographie écrite, qui nous permet donc de (re)découvrir la vie de ce grand homme.
Coluche affirma un jour lors des Césars qu'il était généralement de coutume de remercier Claude Berri. Et à juste titre, cela va sans dire. Ainsi, ce modeste article ne dérogera pas à la règle : c'est donc avec une profonde sincérité que nous vous disons "Merci infiniment, Monsieur Berri...".