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Michael Mann : Classe Pas Classe [page 4]

Par - publié le 21 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 21 octobre 2009 à 16h11 - 0 commentaire(s)
LA FORTERESSE NOIRE (1984) : Assez classe
Quand Michael Mann, habitué des ambiances urbaines contemporaines décide de faire un film fantastique, le résultat est étrange. Ne serait-ce que parce qu’il décide de tordre le genre. En Roumanie, une section nazie réveille Molasar, créature surhumaine, qui était jusque là gardé prisonnier derrière les murs d’une forteresse. Son alter-ego, Glaeken ne va pas tarder à débarquer pour observer la lutte entre deux formes de Mal : le IIIème Reich et Molasar. La forteresse noire aurait pu être une métaphore de la face obscure de l’humanité, il n’est qu’un atypique film, claudiquant après les multiples déboires du tournage. Au point qu’on n’ait finalement jamais vu le film tel que Mann l’envisageait – la version sortie en salle, est une version courte remontée par des producteurs, mais seulement une ébauche, pour un résultat étrange mais passionnant, entre univers romantico-gothique à la Guillermo Del Toro et les fumisteries façon Zardoz de John Boorman. On aimerait juste que le film finisse par débarquer en DVD pour y rejeter un œil.



LE SOLITAIRE (1981) : Classe
Au début des années 80, le polar hollywoodien va bientôt entrer dans l’ère du « High-concept », la formule qui met en avant une idée qui doit attirer le public, autour de laquelle on organise un cast, un scénario, une mise en scène. Pas Michael Mann. Le Solitaire est un film où les personnages, le récit et le style existent. Pour raconter à travers le parcours d’un braqueur de coffres, celui d’un orphelin qui continue à chercher une famille de substitution, fut-elle formée de voyous. Le solitaire est un film curieux pour son époque. Là où les codes de montage à la MTV et les B.O compilations de singles pour Top 50 ne vont pas tarder à faire leur apparition, Michael Mann signe un film qui prend son temps et impose une atmosphère via les compositions minimalistes de Tangerine Dream. Mieux : il explore une histoire et des personnages qui semblent plausibles.



COMME UN HOMME LIBRE (1979) : classe
Le premier film à avoir attiré l’œil sur Michael Mann est un téléfilm. Exploité en Europe en salles, Comme un homme libre fut donc produit pour la télévision américaine. Mann pensant déjà en termes de cinéma, avec ce croisement entre film de prison et film de sport autour de l’histoire d’un taulard à Folsom qui forge son mental en se lançant dans la course d’endurance jusqu’à pouvoir être pris dans une équipe olympique. Michael Mann y esquisse sa vision du lien entre les hommes et leur fonction sociale, Comme un homme libre, reste néanmoins, au-delà de son aspect de moule de l’univers Mannien, à part, en étant un de ses rares films à porter un regard sur une classe ouvrière.
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