Du mois de mars il me reste des souvenirs d’une incroyable puissance, le regard de Kristin Scott Thomas blessée dans Il y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel, celui de Daniel Auteuil embrassant une dernière fois sa femme dans MR 73 d’Olivier Marchal, celui de Belen Rueda dépassant la mort dans L’orphelinat de Juan Antonio Bayona, des souvenirs liés à des films d’une rare profondeur, vibrants, déstabilisants, pudiques ou tranchants. Le mois de mars ce sont des partenariats dont nous sommes fiers, des films qui ont compté pour nous, nous ont bouleversés, des films que nous sommes heureux d’avoir pu défendre. Le mois de mars c’est le succès de Bienvenue chez les Ch’tis, inattendu, avec 15,4 millions à ce jour et une projection dans les prochaines semaines qui s’annonce encore très positive, le film de Dany Boon dépasse toutes les attentes et pourrait détrôner à ce rythme le Titanic de James Cameron au niveau du box office français. Un constat amer, les Français ont visiblement envie de rire, personnellement nous aurions tous préféré qu’ils se tournent un peu plus vers There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson. Le mois de mars c’est aussi le sourire et les larmes de Marion Cotillard illuminant une cérémonie des Césars taciturne et nous comblant de joie le soir suivant. Le mois de mars c’est également la déception d’une soirée professionnelle censée auréoler le cinéma français et tournant désespérément en rond, des récompenses allant toujours dans le même sens, des films injustement ignorés, certains sortent prochainement en DVD, je pense notamment à L’ennemi intime de Florent Emilio Siri qui méritait au moins d’être cité dans la catégorie du meilleur réalisateur. Mais je vous présente le mois d’avril et je m’étale sur le mois de mars, c’est vrai, en fait, je n’ai pour le moment étrangement que très peu de choses à dire sur ce mois d’avril au cinéma, peu de surprises dans ce qui nous a déjà été donné de découvrir, plus des déceptions, celles des retrouvailles avec les randonneurs de Philippe Harel, l’insupportable show de Franck Dubosc dans Disco de Fabien Onteniente. Si, peut-être la nonchalance émouvante d’Horton l’éléphant, le duel réunissant face à face Scarlett Johansson et Natalie Portman, à la fois dignes, fragiles et féroces dans Deux sœurs pour un roi de Justin Chadwick, la fuite oppressante d’Albert Dupontel dans Deux jours à tuer de Jean Becker ou encore le jeu sautillant de Katherine Hiegl dans 27 robes d’Anne Fletcher, mais je n’ai pas encore vu tous les films et c'est avec impatience que j'en attends certains dont je pourrai vous parler très prochainement…Sophie Wittmer, rédactrice en chef de DVDRAMA/EXCESSIF

ROMAIN LE VERN: Ploy, de Pen-ek Ratanaruang.
LAURENT TITY: REC, de Jaume Balaguero et Paco Plaza
KEVIN DUTOT: REC, de Jaume Balaguero & Paco Plaza
ALEX MASSON: Des temps et des vents, de Reha Erdem.
STANISLAS BERNARD: REC, de Jaume Balaguero et Paco Plaza.
DAVID BRAMI: Iron Man
FLORENT KRETZ: REC, de Jaume Balaguero & Paco Plaza
VINCENT MARTINI: REC, de Jaume Balaguero & Paco Plaza
NICOLAS HOUGUET: 3h10 pour Yuma, de James Mangold
JEAN-BAPTISTE GUEGAND: Désengagement, de Amos Gitaï
PITOU-WH: Doomsday, de Neil Marshall 
