Un mois de juillet grisant, une envolée auréolée par la sortie de
Là-Haut, incontournable, entre rires et larmes, film magnifique représentatif de l’entrainante et savoureuse richesse de ces prochaines semaines, avec une ouverture pimentée entre humour et émotion.
Après, en effet, un retour réussi de
Woody Allen, décortiquant avec un délicieux cynisme ses propres angoisses, qu’il prête ici à un étrange personnage, frère jumeau débarquant sensiblement de la même sphère fantasmagorique, c’est avec plaisir que l’on retrouvera, dès le 3 juillet, les trois héros de L’âge de glace, toujours aussi farfelus et touchants, faisant face à une
Josiane Balasko s’emparant avec grâce du rôle de Renée Michel, illuminant d’une générosité bouleversante l’adaptation, par Mona Achache, du roman de Muriel Barbery,
L’élégance du hérisson.
Au travers de ces deux films transparaît l’éclectisme savoureux de ce mois de juillet, un éclectisme cinématographique qui devrait combler ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir, dés la semaine prochaine, troquer leurs dossiers pour leurs maillots de bain. Ils pourront découvrir quelques jours plus tard, après le premier blockbuster de l’été, Transformers 2 : La revanche, le tant attendu
Harry Potter et le prince de sang-mêlé. Sixième tome des aventures du jeune Harry, il s’impose comme le volet préféré des lecteurs et s’ouvre sur la seconde réalisation de David Yates. Ce dernier signe une adaptation assez fidèle et personnelle du cinquième volet, Harry Potter et l’ordre du Phoenix, épisode se présentant comme le plus plat de la série, auquel David Yates a su apporter une certaine puissance. Le sixième opus débordant, en revanche, de rebondissements prépondérants pour l’histoire et le cheminent d’Harry, nous sommes tous impatients de pouvoir déguster cette suite avec laquelle on s’achemine vers la fin d’une trépidante saga. Après s’être fermée sur un dernier roman, elle se clôturera sur deux films actuellement en cours de tournage.
Si
Harry Potter apparaît comme le film phare de ce mois de juillet, nous nous sommes laissés happer par un autre film, plus confidentiel, une excellente adaptation du roman des Bernhard Schlink,
The reader, dont Stephen Daldry signe une version, certes classique dans son traitement, mais particulièrement vibrante dans sa sincérité. L’histoire d’un amour impossible, contrarié, brisé, soulevant une intéressante analyse de la psychologie humaine. Autres surprises éclairant ce mois de juillet :
Public Enemies, même si le dernier
Michael Mann divise, enivre ou déçoit les membres de notre petite rédaction, il mérite le détour, ne serait-ce que pour la présence de
Johnny Depp,
Midnight Meat Train, un film d’horreur décapant,
Adieu Gary, imprévisible et surprenant ou encore le délirant
Brüno. Un mois de juillet qui ravira les amoureux du cinéma…
Sophie WittmerSOPHIE WITTMER :
The ReaderL’histoire d’un amour impossible, contrarié, brisé, soulevant une intéressante analyse de la psychologie humaine.
OLIVIER CORRIEZ :
Là-haut Une maison tirée par une multitude de ballons multicolores avec un vieux grincheux et un garçonnet bavard à la recherche d'un paradis imaginaire... Dit comme ça, ça ne donne pas forcément envie mais quand on le voit on reste ébloui par cette fable made in Pixar. A voir en 3D pour encore plus de plaisir.
DAVID A :
Public EnemiesParce que
Michael Mann,
Johnny Depp,
Christian Bale, Marion Cotillard, film de gangsters, etc. Un nouveau
Bonnie and Clyde qui sait ?
GILLES BOTINEAU : Bancs publics
Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, en se disant des "Je t'aime" pathétiques, ont des petites gueules bien sympathiques. Ce film aussi !
NICOLAS HOUGUET :
Whatever Works Woody revient à son cher New-York et à une veine plus sarcastique après un bel intermède londonien et un voluptueux badinage en Espagne. Avec un Larry David idéal pour délivrer ses répliques acerbes, cela promet un très bon moment auprès d'un cinéaste qui n'en finit pas de se bonifier.
NICOLAS LEMALE :
Midnight Meat Train Ou quand la rencontre improbable entre Clive Barker et le réalisateur de
Versus débouche sur un
ride horrifique aussi glauque que virtuose. À découvrir (enfin) sur grand écran.
ROMAIN LE VERN :
Bronson Nicolas Winding Refn rend hommage au cinéma underground des années 70 en démontrant qu’il est possible de créer du neuf avec du vieux.
LAURENT TITY :
Public EnemiesMichael Mann nous éblouit une nouvelle fois avec une maîtrise formelle hallucinante. Malheureusement, le manque de profondeur des personnages ne permet pas de placer le film au niveau d'un
Heat ou d'un
Miami Vice.
FLAVIEN PONCET :
Public EnemiesLe mois de juillet promet le retour vigoureux de
Michael Mann. Sur les sillons d'un
Miami Vice : 2 flics à Miami puissant, Mann adapte la vie du légendaire Dillinger appuyé par un casting remarquable. D'après la bande-annonce, le film présage une relecture en forme de film noir. Il reste à attendre patiemment confirmation.
ERIC VERNAY :
La rumeurDaté et très théâtral, ce film rare vaut surtout pour ses dialogues bien sentis, les mimiques pré-Exorciste d’une fillette flippante (Karen Balkin), et la performance outrée mais pro de son duo d’actrices, les ravissantes
Audrey Hepburn (que Wyler avait découverte et lancée dans
Vacances Romaines) et
Shirley MacLaine, tout juste auréolée de son succès dans la délicieuse Garçonnière de
Billy Wilder.
PITOU WH : Harry Potter et le Prince de sang mêlé
Repoussé de plusieurs mois, il arrive enfin sur les écrans pour confirmer -ou non- l'excellente impression que nous avait fait David Yates avec le précédent.
CLEMENT SAUTET :
Là-haut Comme un vol de nuages multicolores traversant des paysages, portés au gré du vent.
NICOLAS SCHIAVI :
Là-hautA travers Carl Fredricksen, qui poursuit ses rêves au lieu de les réaliser, tous songeront à ce qu'ils ont vécu et à ce qu'ils doivent encore vivre. Là-Haut, tout là-haut, Pixar règne bel et bien sur le monde de l’animation…