Par La Rédaction - publié le 15 août 2007 à 03h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h30 - 0 commentaire(s)
Il existe des films, notamment américains, où on nous impose en plus des héros, un animal de compagnie... quand il n'est pas le héros lui-même ! Presque toujours présentés sous un jour aussi reluisant que mensonger, ces héros à quatre pattes déstabilisent, nuisent à notre implication dans le film, tapent sur le système jusqu'à provoquer des envies de taxidermie. C'est sur ces sales bestioles que nous allons revenir aujourd'hui, quelques membres de la rédac vous livrant leurs pires cauchemars animaliers sur pellicule...

Si vous aussi avez connu des pulsions d'empaillage devant un grand ou petit écran, n'hésitez pas à participer au débat dans le forum en bas de page !


La bête noire de Stanislas Bernard : RINTINTIN
Celui que je veux voir empaillé (et je serai même dispo pour l’emmener moi-même chez le taxidermiste) : Rintintin.

Quand on nous a demandé quel célèbre animal de cinéma nous voulions voir empaillé, j’ai immédiatement pensé à la perruque de Nicolas Cage dans Ghost Rider. Mais on m’a précisé qu’il serait préférable de choisir un animal encore en vie, cette perruque ayant rendu l’âme sur le tournage de The Rock du temps où elle appartenait encore à Sean Connery. Il l’offrit à son jeune partenaire à la fin du tournage : « - Tiens fils, ce fou-furax de Michael Bay me l’a complètement grillé… - Merci Sean, je suis très touché mais je la garde pour plus tard. Jerry m’en a prévue une super élégante venue tout droit des années 80 pour Les ailes de l’enfer. » Bref, même si Cage fait preuve d’un charisme animal proche du bovin dans Ghost Rider, j’étais plutôt hors sujet.

Heureusement mon désarroi fut de très courte durée et la réponse me parut alors évidente, étant donné que je fus désigné volontaire pour assister à la nouvelle version de Rintintin. Enfin volontaire, c’était plutôt du genre : « - Ah Tiens Stan ! Je t’ai inscris pour les projo de Transformers, La Vengeance dans la peau, la soirée Ratatouille, Rintintin et la conférence de presse avec Jessica Alba. C’est bon pour toi ?
– Euh… Transformers, "soirée" et "Alba" ? Tu m’étonnes que c’est bon pour moi ! »


Mais bien loin de me retrouver dans une séance privée du nouveau Michael Bay en compagnie de la fille la plus sexy de la planète, me voilà un bon matin devant la nouvelle version de Rintintin produit par Nu Image (à qui l'on doit l'infâme 88 Minutes, nd Kevin Prin), encerclé par une bonne vingtaine de gamins et leurs parents. À partir de là, j’aurais déjà dû sentir le coup fourré et partir étrangler le responsable des projos de la rédac’, mais mon attirance (ma perversion ?) pour les films complètement cons et foutraques me fit rester à grommeler sur mon fauteuil.

Car oui, c’est la tête de ce célèbre berger allemand que je veux voir orner le dessus de ma cheminée. Pire que les Gremlins ou Bruce, le requin des Dents de la mer, Rintintin nouvelle génération est un animal cauchemardesque venu tout droit des enfers pour traumatiser les spectateurs. Passons sur le fait que ce chien soit complètement con, pas du tout dressé et tout juste capable de monter sur un table (ce que le réalisateur nous montre au ralenti, style : « Purée ! Le chien il est balèze, il a renversé les assiettes »). Non, ce ne sont pas ses pathétiques cascades qui donnent envie au spectateur d’abréger les souffrances de ce malheureux chien à coup de scie rouillée. Non, ce qui terrorise le plus c’est sa capacité à imiter les humains. Explications. Dans une scène au début du film, Rintintin poursuit un pickpocket sur le quai d’une gare. Après avoir poussé le vil bandit français dans un tonneau de vin, Rintintin se déguise lui-même, et cela instantanément, en contrôleur SNCF ( !), avec casquette, sifflet et en plus une patte animatronic absolument pas raccord avec le pelage du vrai chien, agitant un petit drapeau. Voir cette pauvre créature travestie siffloter et indiquer le départ du train à un quai hilare est particulièrement traumatisant. Et ça ne s’arrête pas là ! Je ne sais pas ce qu’a pris le réalisateur mais ça doit être sûrement de la bonne. Dès qu’il en a l’occasion, il déguise le chien, le soûle (ça aussi faut le voir) ou bien lui fait jouer du clairon (enfin, tente de nous faire croire qu’il en joue car Rintintin ne fait que lécher l’instrument alors que l’on entend la mélodie en sortir). Super flippant.

Si vous voulez que votre enfant passe le restant de son existence tel un fugitif poursuivit par son psychiatre, dissimulé derrière un masque de berger allemand poignardant machinalement tout ce qui à plus de deux pattes, amenez le voir Rintintin. Sinon passez lui en boucle Aliens, Les Dents de la mer ou bien Gremlins, car il n’y a pas d’âge pour commencer les bonnes choses.


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