TAXI Ah !
Taxi… tout un poème que ce film ! Seconde production de Besson sous la bannière de Europa Corp., le film de Gérard Pirès n’avait alors d’autre but que celui d’être une locomotive pour le tout jeune studio, de se démarquer du reste de la production française en même temps que d’engranger suffisamment de capitaux pour pouvoir multiplier les projets. Et cela a très bien marché, grâce à une politique fort simple : on tape dans l’efficace et on ne réfléchit surtout pas ! Pur film pop-corn à l’américaine, mais bien de chez nous (l’identité nationale est aussi présente dans la série qu’elle peut l’être chez un Michael Bay, par exemple), le film use de toutes les ficelles possibles pour rendre la chose la plus accessible possible, son appartenance au genre du buddy-movie étant bien sûr un des éléments les plus évidents de cette volonté. Et si le premier
Taxi fonctionnait à peu près (allez, si, avouez !), ce n’était que grâce à cette dynamique qui offrait malgré tout, mine de rien, une certaine « rigueur », une ligne directrice, même basique. Pour vous en convaincre, voyez les suites où le nombre de personnages principaux se multiplie… ha-ha ! Vous le regrettez maintenant, hein, le buddy-movie basique !
LES VISITEURSTout le monde connaît l'histoire du comte de Montmirail et de son fidèle escuyer, Jacquouille la Fripouille. Les célèbres aventures de nos deux moyenâgeux avaient été vues au cinéma par près de 14 millions d'entre vous lors de leur sortie en salles, ce qui en fait l'un des plus grands succès du cinéma français. Et même s'il est aujourd'hui de bon ton de dénigrer ce succès populaire, n'oublions pas que la farce se place en descendance pas si déméritante que ça du théâtre de boulevard de la belle époque. Il reste aujourd'hui un film au potentiel comique relativement efficace sur une histoire toujours aussi accessible.
LES ANGES GARDIENSDans cette histoire, le hasard mettait en relation un homme d'affaires scrupuleux (notre Depardieu national) et un prêtre zélé (Christian Clavier) aux prises avec les dangereuses triades de Hong Kong. Mais nos deux compères improbables seront aussi rattrapés par leurs anges gardiens bons et mauvais. Ici encore, le duo Clavier-Poiré (en forme depuis l'Opération Corned-Beef nous prouve qu'on peut combiner film rythmé et comique burlesque à la française tout en obtenant le succès public. Et puis avouez tout de même que toutes les pitreries sur le nom du père Tarain sont assez rigolotes, non ?
Dossier rédigé par Nicolas Schiavi, Giles Botineau, Pitouwh, Nicolas Houguet, Vincent Martini.