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Nos Jours Heureux : Interview / Test Dvd [page 1]

Par Pierre Delorme - publié le 16 janvier 2007 à 03h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h22 - 0 commentaire(s)
Carton surprise de l’été 2006 avec 1 million et demi de spectateurs conquis, Nos jours heureux, le nouveau film du sympathique tandem Olivier Nakache / Eric Toledano déjà à l’origine de l’assez plaisant Je préfère qu’on reste amis, débarque en DVD sous la bannière M6 Vidéo. L’occasion pour tous de (re)découvrir cet excellent film, ainsi que d’en savoir un peu plus sur les deux réalisateurs, qui à n’en pas douter, risquent de devenir des incontournables du cinéma hexagonal. Nous avons été à leur rencontre dans les locaux de la société productrice du film, Quad. Malheureusement, les deux amis étant en plein travail, seul Eric Toledano a eu le temps de répondre à nos questions, Olivier Nakache étant en pleine réunion. Qu'à cela ne tienne, les deux compères se connaissent tellement que le premier parlera au nom du second.


Avec le recul, avez-vous pu analyser le succès du film ?

En fait, on a pas vraiment pu analyser le succès du film. Premièrement parce que la première chose qu’on fait après une sortie, c’est de décompresser. On essaye d’oublier un peu tout ce qui vient de nous arriver. Ensuite, ça a été assez dur de se rendre compte vraiment du phénomène car il est arrivé sur la durée. Nos Jours Heureux n’a pas été un succès immédiat. C’est assez incroyable, il a commencé doucement, puis il a fait son chiffre sur la longueur. C’est bon signe car cela signifie que le film a acquis sa notoriété grâce au bouche-à-oreille. Maintenant, j’espère que le « succès » du film est dû à la sincérité qu’on a essayé d’y mettre. Voilà, j’espère que si le film a marché, c’est parce que les spectateurs ont réussi à ressentir cette espèce de nostalgie qui nous a motivé à faire ce film. Mais bon, je ne suis pas sûr qu’un succès s’analyse forcément.

Vous attendiez-vous à ce succès ?

Objectivement, c’était un film dont on attendait beaucoup. Par contre je dirais qu’on a été très surpris par certains retours de la part de spectateurs. On a reçu des messages de la part d’ados qui ont été voir plusieurs fois le film, jusqu’à 6 ou 7 fois. Ils adhéraient totalement aux personnages. Un peu comme moi quand j’ai vu La Boom quand j’étais jeune. Ensuite, il y a eu une deuxième vague de spectateurs composée essentiellement de gens du milieu des colonies de vacances. Des moniteurs, des directeurs, des personnes de jeunesse et sport... Et puis enfin, une troisième vague, on va dire plutôt de cinéphiles. Je crois que c’est inévitable, quand 1,5M de personnes voient un film, on y retrouve forcément plusieurs catégories, mais on ne s’attendait vraiment pas à une telle diversité. On a senti la différence avec notre premier film qui n’a pas connu un grand succès. Maintenant pour répondre à la question, on ne s’attendait pas au succès, mais on l’espérait.

Est-ce que finalement réaliser un film et diriger une colo ce ne sont pas deux choses très similaires ?

C’est ce qu’on a dit pendant la promo. Le fait de diriger une colonie de vacances à une époque nous a vraiment aidé pour la réalisation. Il y a beaucoup de points communs, surtout dans la façon dont on doit gérer une équipe, et dont on doit prendre en compte les égos de chacun. Il y a des vedettes aussi chez les animateurs ! (rires) Et puis faire 10 ans de colo, ça apporte aussi une certaine pédagogie vis-à-vis des enfants. Diriger des enfants est quelque chose de vraiment différent de la direction d’acteurs adultes. Il faut savoir leur parler. Et c’est la chose dont on est le plus fier : les enfants ne sont pas irritants, ils ne récitent pas. On avait envie que les gens sentent presque qu’on les avait filmés à leur insu.



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