CASINO ROYALETout le monde connaît James Bond, ses gadgets, les jolies filles, les belles voitures, les génériques très graphiques. Pour les besoins de la rubrique sur les meilleurs génériques, revenons sur un opening qui tranche avec ses prédécesseurs, soit celui de
Casino Royale. Cet opus relate les toutes premières aventures de l’agent secret d’après le livre de Ian Flemming. Bond n’est encore qu’un tueur, vaguement chien fou, encore en stade de formation face aux évènements dont il sera l’acteur (il acquiert le titre de 007 au début du film). Si le film en lui-même prend le pari de recommencer la mythologie Bond-ienne dès sa genèse, le générique illustre le même parcours. Bien que graphiquement fort, son style, son rythme et ses motifs font de lui un opening en rupture avec ses illustres aïeux. Nous avons tous rêvé des célèbres pin-up dont la silhouette éblouissait les démarrages des précédents films. Ici il n’en est pas question ; si l’ombre féminine est présente par la grâce de Vesper Lynd (Rhaaaaaa Eva Green) l’accent est largement mis sur notre héros masculin en train de se battre avec style pour sa survie. Placer ainsi Bond comme un mercenaire, un homme d’action qui se salit, modifie la perception que nous avions de l’homme. De même le style graphique employé est beaucoup plus contemporain (ou tout du moins, il rejoint notre époque, les 2000’s), il affiche une esthétique rappelant la technique du cell-shading, dans le style d'une animation Flash tout en à-plats de couleurs rutilants. De même la bande son choisie tranche avec les voix féminines habituelles de la série (
no comment sur le titre en lui-même dont les aspirations pop ne sont peut-être pas idéales ici ?). Le lien avec les génériques des James Bond est assuré avec des motifs récurrents comme la part de l’aléatoire, de la fortune, du hasard, avec la présence des jeux de cartes omniprésents du début à la fin. Ce très joli démarrage nous prépare parfaitement au spectacle prenant qui s’ensuit. Mission accomplie.
Dossier rédigé par Nicolas Houguet, Nicolas Lemale, Pitouwh, Vincent Martini.