Un sujet de dossier collectif étrange, voire métaphorique pour commencer la semaine, avec les oeufs au cinéma. Eh oui, vous avez bien lu, certains de nos rédacteurs ont passé leur week-end à plancher sur leurs souvenirs les plus saisissants d'oeufs sur pellicule. Le résultat vaut le détour...
CRITTERS 2Alors que les petites saloperies carnassières à poils longs se sont faites gentiment éclatées par deux chasseurs de primes 80’s aux looks plus proche de Véronique et Davina que du Rebelle et de son pote l’indien Bobby Sixkiller, les producteurs sont bien embêtés par ce dernier plan louchant sur des œufs Krites laissés dans un poulailler, censé être une transition facile vers une suite en cas de succès public. Hors le succès est là et pas moyen de savoir ce que l’on va pouvoir faire de ces œufs ! Heureusement traînent dans le coin Mick Garris et David Twohy qui, copains comme cochons, vont s’allier pour pondre un scénario qui sera fun, décomplexé et dans la suite logique de ce dernier plan. De fil en aiguille et après une méditation intensive et de haute qualité, les deux hommes vont vite se dire que les œufs, c’est avant tout Pâques et que ce serait plutôt amusant si les bestioles venaient épicer un peu la fête. Aussi, pour les faire revenir, ils imaginent qu’une petite grand-mère, tombant sous le charme de ces œufs tous plus repoussants les uns que les autres, les achèterait tous auprès d’un brocanteur crado et se lancerait dans la peinture et la décoration dans le but de les cacher dans le jardin. Le jour tant attendu arrive et tandis que les enfants gambadent sur les pelouses après la messe, accompagnés du maire déguisé en lapin géant, les œufs en question éclosent laissant apparaître une jolie surprise à l’instar de la célèbre marque de chocolat à la nuance près que chez Kinder, c‘est assez rarement la surprise qui bouffe le gamin… Un grand moment et un soulagement donc de voir que l’abus d’œufs de Pâques fait toujours autant mal au ventre !

ALIENComment aborder un sujet sur les œufs sans évoquer un seul instant ceux du film qui a terrorisé des générations entières, adeptes des aventures violentes de Ripley, jeune femme de l’équipage du Nostromo, face aux horribles créatures de l’espace habituées aux casses-dalles sanglants et à la reproduction sauvage. Oui mais avant d’apparaître pour la première fois sous sa très célèbre forme définitive de chose humanoïde au comportement relativement hostile, l’Alien se présente sous la forme d’un œuf pustuleux contenant l’organe inséminateur. Et quand on sait que la coquille mesure une soixantaine de centimètres et que sa composition ne semble absolument pas ressembler à celle, calcaire, de nos œufs terrestres mais plus à une formation organique et veineuse, le dégoût se fait réellement sentir. Une horreur donc qui ne cesse de s’accentuer tant le gentil poussin arachnide et tentaculaire passionné des échanges buccaux est repoussant et tant le fruit de cet échange salive/sperme semble assez agile dans l’ouverture de thorax. Cette chaîne de la vie étant si impressionnante, quelques femmes, comme chacun sait, connurent quelques malheureuses contractions lors des premières projections du chef d’œuvre de Ridley Scott. Quant aux italiens, férus de remake inavoué, ils se lancèrent dans une reprise du thème dans le terriblement mauvais
Contamination de Luigi Cozzi, dans lequel, faute de moyen, le champ d’œufs étaient reproduis par des olives…