Après
La prophétie d’Avignon, la saga télévisuelle de l’été dernier, Louise Monot passe la vitesse supérieure. On la retrouve aujourd’hui au côté de Jean Dujardin dans l’excellent
OSS 117 : Rio ne répond plus, la suite des aventures hilarantes de l'impayable agent secret, Hubert Bonisseur de la Bath.
Comment vous êtes vous retrouvée sur le nouveau OSS 117 ? J’ai passé un casting trois mois avant le début du tournage. Très vite on m’a dit, « vous n’êtes plus que deux ». Il y avait une histoire avec la mannequin et actrice Olga Kurylenko. D’après ce que je sais, elle hésitait entre le film de Michel (Hazanavicius) et le film
Quantum of Solace. Je souhaitais qu’elle ait le vrai James Bond. Et qu’elle me laisse le faux ! Et puis on m’a demandé si d’avoir des cheveux roux me poserait problème ? Je me suis alors dit, « s’ils parlent de mes cheveux, c’est bon signe ». Effectivement, peu de temps après, ils m’ont souhaité « bienvenue dans l’aventure »...
Comment présenteriez-vous votre personnage, Dolorès ? C’est une femme de son temps. Elle est moderne. Elle a du caractère. Dolorès ne se laisse pas impressionner. Dans les films des années 60, pour une fille, c’était être soit la gentille James Bond Girl, soit la très méchante âme damnée. Pour moi, Dolorès est entre les deux.
C’est ce qui vous a donné envie de vous lancer dans l’aventure ? Au départ, j’ai surtout flashé sur le scénario. J’aimais le rapport de Dolorès avec OSS 117. Sa manière de lui répondre du tac au tac, de le remettre à sa place. La bonne surprise, c’est que je ne pensais pas que ce serait aussi génial au niveau des costumes. Elle portait des tenues improbables par rapport aux situations. Il est très rare que je me maquille. Je jouais donc un peu à la poupée, très femme. C’était super glamour. Un vrai bonheur.
Quel était votre objectif en tant que comédienne ?Précisément, c’était de trouver le ton juste. Jean est très fort à cet exercice. Après le premier opus, il est rôdé maintenant. Pour moi, ce n’était pas évident parce que je devais être sincère. Et en même temps, il fallait que ce soit un peu décalé. Le risque, c’était de tomber dans la caricature.