Les spectateurs de sexe masculin ont généralement en commun une empathie naturelle pour les acteurs possédant un physique à l'opposé du standard bellâtre de jeune premier. Allez savoir pourquoi, il est quand même rassurant pour nous les hommes, de ne pas se retrouver comparés en permanence devant le grand écran à des gravures de mode du type Brad Pitt, Tom Cruise, Denzel Washington et autre Orlando Bloom (l'un d'entre eux ne possède en plus pas l'once d'un échantillon de talent sur lui, devinez lequel...). Et des comédiens notamment comme Patrick Timsit, il faut bien l'avouer, redonnent parfois confiance à certains d'entre nous. Mais réduire Timsit à ce physique "commun" serait injurieux envers son réel talent d'humoriste et avant tout d'acteur. Même si le cinéma n'a pas toujours su exploiter au mieux tout le potentiel du bonhomme. Un classe/pas classe (non exhaustif) pour étayer le propos...
PAPARAZZI - PAS CLASSE MAIS...
Même si le film d'Alain Berbérian possède de flagrants problèmes de rythme, ce qui pour une comédie demeure assez handicapant, le cinéaste dépeint, au-delà de la critique acerbe et facile du métier de paparazzi compte-tenu du contexte de l'époque (Lady Diana a son accident mortel quelques mois plus tôt), une belle histoire d'amitié entre deux hommes que tout oppose. Patrick Timsit évolue remarquablement entre colère, naïveté par rapport à ce métier particulier, puis une fascination quasi malsaine qui l'amènera à mettre en péril sa relation avec son mentor incarné par un Vincent Lindon tout en retenue. Au final, un film mineur mais pas désagréable à revisionner de temps en temps.
LE COUSIN - TRES CLASSE
En 1997, Patrick Timsit pour la première fois dans la cour des grands sous la direction d’Alain Corneau. Policiers aux accents de film noir,
Le Cousin offre à l’acteur son premier vrai rôle de composition. Abandonnant la comédie légère ou sociale, Patrick Timsit joue les indics pour Alain Chabat, lui aussi parfait dans la peau d’un flic désabusé par son métier, autant que par sa vie de famille. Les rapports de forces qui animent le tandem est au centre d’un crescendo qui, s’il ne parvient pas à l’excellence d’un
Série Noire, permet au réalisateur de renforcer un peu plus son statut de « grand ». Quant à Timsit, il se paye tout simplement le luxe d’interpréter son meilleur rôle sur grand écran.