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Pixar : L'art En Huit Films [page 1]

Par Kevin Dutot - publié le 29 juillet 2008 à 13h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h46 - 0 commentaire(s)
Le mois prochain sortira dans nos salles le très attendu Wall-E qui, selon toute vraisemblance, devrait vous éblouir jusqu’à explosion des pupilles. Neuvième et dernier cru de l’écurie Pixar à qui l’on doit déjà une bonne brochette de chefs d’oeuvres, Wall-E constitue la pièce maîtresse et le point final d’une série de films plus réussis les uns que les autres et ayant redéfini en moins de quinze ans le visage de l’industrie du cinéma d’animation. Pixar, aujourd’hui libéré de tout carcan artistique et économique, reste une entreprise Disney puisque la souris aux grandes oreilles a eu l’intelligence de racheter la petite lampe sauteuse afin de se sauver in extremis du désastre financier... Eclairés par une lampe de bureau, les studios Disney n’ont néanmoins plus grand-chose à dire sur les prochains films Pixar à venir. On attend d’ores et déjà Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson, Toy Story 3 de Lee Unkrich, Newt de Gary Rydsrom (comment les deux derniers spécimens de salamandres à pattes bleues sur Terre, Newt et Brooke, et qui ne peuvent pas se supporter, seront obligés d'oublier leurs différends pour sauver leur espèce menacée d'extinction), The Bear and the Bow de Brenda Chapman (les aspirations d'une jeune princesse à devenir archère) et Cars 2 d’ici 2012. Bref que de l’excellent en perspective. En attendant, DVDRama vous propose de replonger dans huit films de légende avec un petit retour en arrière célébrant l’amour que nous portons pour le plus grand studio d’animation de ce nouveau millénaire...



1995 – TOY STORY
Premier long-métrage d’animation entièrement généré sur ordinateur et ayant demandé plus de cinq ans de travail, Toy Story est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma par son aspect révolutionnaire mais également grâce à un scénario d’une rare intelligence remontant instantanément la barre en matière de cinéma pour enfants. Suivront d’ailleurs les meilleures productions 3D tous studios confondus durant les cinq années qui suivirent avant une baisse de régime notable dès 2001. Toy Story est le résultat d’un travail titanesque qui, à l’époque, constituait véritablement un bouleversement à l’instar de Blanche-Neige en 1936. Chaque cadre de ce film d’1h17 ayant demandé entre quatre et treize heures de travail, le planning de travail est considéré à ce jour comme l’un des plus lourds en matière d’animation. Notamment devenu cultre grâce aux prestations vocales de Tom Hanks (Woody) et Tim Allen (Buzz) qui ont remplacé Paul Newman et Jim Carrey au pied levé, le film possède désormais une aura inégalable et recèle en son sein toutes les bonnes intentions, prometteuses et ambitieuses d’un studio d’animation en pleine éclosion. Associé à Disney lors de la sortie de ce premier chef d’oeuvre, Pixar se révèle être le sauveur d’un empire sur le déclin et devient instantanément une marque de fabrique sur laquelle il faudra définitivement compter. Aujourd’hui encore, le film n’a pas pris une ride et son récit intemporel, universel, tourné vers l’enfance et s’exportant vers l’âge adulte réussit encore à nous émouvoir et nous faire rire près de quinze ans après sa conception. Bref, premier coup d’essai transformé en coup de maître, Toy Story annonçait ni plus ni moins que l’ascension d’un très très grand studio !



1998 – 1001 PATTES
L’épreuve du deuxième long... Comme pour tout cinéaste, il est toujours particulièrement difficile de réaliser un second long-métrage et d’autant plus lorsque le premier a été un franc succès à travers le monde. Pixar, fort de son expérience Toy Story, prend alors le risque de sortir 1001 pattes quelques mois après Fourmiz... La polémique s’emballe, la presse parle de plagiat et les deux films passent alors systématiquement à l’épreuve de la comparaison. Techniquement, il n’y a pas photo, 1001 pattes est une célébration visuelle et esthétique de la première à la dernière seconde tandis que sur le scénario les avis divergent ! Néanmoins, 1001 pattes est certainement l’un des plus beaux films des studios Pixar, qui dans sa simplicité apparente et son propos bon enfant pousse la réfléxion du communautarisme et du repli sur soi bien plus loin que dans Fourmiz. Les thèmes sont les mêmes, le traitement est diamétralement opposé... Une fois de plus, le studio fait mouche et inscrit dans le marbre cinq lettres qui ne pourront alors plus jamais s’oublier : PIXAR. Les deux hommes à la barre sont John Lasseter et Andrew Adamson. Le premier, déjà « responsable » de Toy Story se positionne alors comme le maître des lieux et semble s’entourer d’une bande de potes scénaristes et réalisateurs plus géniaux les uns que les autres. La famille Pixar prend forme et les avancées technologiques progressives permettent alors au studio d’élaborer un planning de travail se projetant dans l’avenir. Disney, ravi des résultats au box-office des deux premiers poulains Pixar, leur offre une confiance aveugle et signent pour cinq autre productions qu’ils se chargeront de distribuer. Le rythme de croisière s’installe tandis que 1001 pattes réalise des records au box-office mondial. Normal...


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