Par Florent Kretz - publié le 14 juin 2008 à 13h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h29 - 0 commentaire(s)
Nous ne reviendrons pas en détails sur l’intrigue puisque le film a déjà été vu et revu et revu encore une fois par tous mais comment ne pas parler de séquences d’anthologie comme cette merveilleuse ouverture dans laquelle la bibliothécaire nommée Alice se voit poursuivis par des phénomènes exceptionnels (déplacements de fiches, piles de bouquins…) avant de tomber face à face avec on ne sait quoi et que le logo arrive sur l’écran à partir de son visage tordu de terreur… Rien qu’avec l’ouverture, ils font fort: attaque d’un fantôme; qui appelle-t-on dans ces cas là? Réponse par le logo : S.O.S fantômes! Et quand la fine équipe débarque pour constater les faits, il faut d’abord s’assurer que le témoin ne soit pas fou : les questionnements sur la toxicomanie, sur la consommation d’alcool et de drogue sont de mesure. Et quelques fois qu’un responsable s’offusque de ces questions, Venkman est là pour remettre les choses à leur place: "Toi tu te tires, c’est moi le chercheur!". Au moins les choses sont claires! De plus en nous offrant l’ouverture officielle de la société suite au licenciement des chercheurs de la faculté avec leurs pertes de subventions, en nous décrivant la recherche d’un logement (cette fameuse vieille caserne incroyable), en nous dévoilant la réparation de la voiture pour la transformer en la mythique Ecto-1 et en nous montrant leurs premières missions à grands coups de couvertures de vrais magasines (Times et autres…), le spectateur ne peut que se laisser prendre à cette aventure. Et du coup cette histoire de Dana Barett bientôt possédée par Zool, le cerbère de la porte devient assez logique… C’est ça la magie S.O.S fantômes! Rendre culte instantanément les personnages, l’univers, tout… et comme pour enfoncer cette mise en abîme qui consiste à nous faire croire que nous regardons un extrait de réalité, Reitman va même jusqu’à, à la fin, faire porter les fans et les supporters des héros dans le film, les mêmes t-shirts que ceux qui seront vendus à la sortie de la projection! Tout comme ce fabuleux tube de Ray Parker Jr que nous pouvons entendre plusieurs fois dans le film puisque hymne du groupe, ayant pour paroles une sorte de slogan publicitaire pour les Ghostbusters et qui sera accompagné d’un clip dans lequel des personnalités de l’époque (Danny DeVito, Peter Falk, Melissa Gilbert…) viennent chanter eux aussi le fait qu’ils appellent les chasseurs de fantômes...


Ghostbusters est donc une machine incroyable, un concept absolument génial qui ne peut que prendre le spectateur sous son aile par son humour, ses sublimes effets, son scénario magique et l’approche que l’équipe a eu à l’égard du projet. Peuplés de créatures devenues mythiques que ce soient Gozer le voyageur/destructeur, son incarnation en Bibundum chamallow, le maître des clés ou même Bouffe-tout (Slimer), Ghostbusters était prédestiné à devenir culte et impérissable, ce qu’il est devenu… Accompagné de plusieurs séries animées, d’une suite en 1989 et de maintes et maintes dérivés, il reste encore aujourd’hui un très grand moment de cinéma pop-corn pas con, amusant, crédible, passionnant, culte quoi qui rassemble toujours un maximum de personne autour de son concept. Le film tourné en octobre fut monté en moins d’un mois et en plus du tube ultra célèbre, la musique fut composée par Elmer Berstein à qui l’on doit de très grands thèmes musicaux tels que ceux de La Grande Evasion, Le loup garou de Londres ou encore celui des Arnaqueurs… Le métrage bouclé à temps devint un carton monstrueux désarmant Gremlins et Indiana Jones et le temple maudit la même année. Quand à la possibilité d’une seconde suite, elle fut fortement envisagée et seul Bill Murray qui refuse de reprendre son rôle bloque le projet, tant les spectateurs veulent retrouver l’équipe dans sa globalité et tant un personnage comme Venkman était primordial et irremplaçable. Et quand au script, Aykroyd l’a révélé il y a quelques temps déjà : il s’agirait de retrouver l’équipe vieille formant des remplaçants et devant partir en enfer pour empêcher la fin du monde! Que du bon quoi! Bon! Ce Popcorn Reborn fut plus historique que délirant mais il me semblait important de ne pas donner juste quelques avis pleins d’amour et de passion mais de revenir sur les bases mêmes du projet. En espérant que la lecture ne vous aura pas été trop pénible et qu’elle vous aura donné envie de retomber dans le phénomène Ghostbusters… La semaine prochaine, sans doute un film moins complet et moins énorme que S.O.S fantômes de façon à ce que l’on puisse s’éclater un peu plus dans le grand n’importe quoi! Passez un très bon week-end! Et surtout rappelez vous: ne croisez jamais les effluves!
Vos réactions


logAudience