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Portrait Gerard Butler (300) [page 1]

Par Maxime Trouvé - publié le 04 décembre 2007 à 07h02 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h30 - 0 commentaire(s)
"Spartans, tonight we dine in hell!". Qui n'a pas eu la chair de poule en entendant cette phrase assénée tel un poignard lors de l'impressionnante bande annonce du nouveau film de Zack Snyder. Sur fond de bruit et de fureur, épaulé par l'intense "Just like you imagined" de Nine Inch Nails, cette unique tirade est assez forte pour espérer le meilleur d'un des titres les plus attendus de l'année 2007. Son auteur est un certain Gérard Butler, acteur écossais, vu ça et là dans des productions de qualité inégale. Grimé en roi de Sparte, doté d'une musculature surprenante, le visage de Butler ne dira quasiment rien à personne. Néanmoins, il convient de revenir sur le parcours en dent de scie qui l'a amené à remporter le rôle titre de 300 et qui assurément lui ouvrira les portes de la gloire.


Bien avant de devenir le roi spartiate Léonidas qui, entouré de 300 guerriers, tint en échec une armée d'un million de soldats perses en l'an 480 avant J.C. au cours de la bataille de Thermopyles, Gérard Butler, né à Glasgow, était avocat. Lassé des tribunaux, il va petit à petit s'adonner au théâtre, sa passion première. Ses débuts se feront, non sans mal, sur les planches du "Mermaid Théâtre" où il est rapidement repéré par Steven Berkoff (le grand méchant russe de Rambo 2, celui qui fait du mal au colonel Trautman !) qui va devenir rapidement son mentor. Confortablement installé dans le milieu du cinéma et du théâtre, l'acteur va rapidement aider Gérard Butler à gravir les échelons afin de décrocher ses premières auditions. Ainsi en 1995, il passe de nombreuses auditions et se place idéalement pour le rôle titre d'une production anglaise sur le petit monde de la drogue. Il se verra finalement souffler le rôle de Mark Renton au dernier moment par Ewan Mc Gregor. Le futur cultissime "Trainspotting" se fera donc sans lui et ne lui apportera donc pas la gloire, finalement destinée à son alter ego écossais.


Nullement abattu par cet échec, Gérard Butler va alterner les petits rôles dans des productions énormes ou totalement fauchées. On va ainsi le retrouver dans Demain ne meurs jamais pour un rôle si minuscule que même le plus assidu des fans de l'espion anglais ne saurait le retrouver. S'en suit le nanardesque Malédiction de la momie de Russel Mulcahy. Cette hilarante relecture d'un classique de la Hammer ne lui permet pas de sortir la tête haute du projet, surtout à cause d'un rôle plutôt anecdotique. La même année, il enchaîne sur La dame de Windsor avec Judie Dench. Drame historique peu inspiré sur la Reine Victoria, ce film ne lui offre pas, une nouvelle fois, la possibilité de se démarquer d'une distribution assez pâle et peu inspirée.

Apres trois années de disette qui vont le renvoyer, bien malgré lui, sur les planches, un réalisateur des plus inattendu lui propose enfin un rôle consistant. Le très beau Harrison's Flowers et son casting international vont lui permettre de s'exprimer pleinement, malgré un temps à l'écran des plus limité. Captivant, crépusculaire et ultra émouvant, le film d'Eli Chouraqui permet à Gérard Butler de se montrer et d'affirmer sa personnalité par une performance tout en nuance. Production indépendante très remarquée, "Harrison's Flowers" ouvrent à Gérard Butler des portes plutôt inattendues, qui vont malheureusement conditionner une bonne partie de sa carrière.


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