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Portrait : Peter Sarsgaard [page 1]

Par Kevin Dutot - publié le 16 avril 2009 à 09h03 ,
MAJ le 26 septembre 2009 à 00h07 - 0 commentaire(s)
Certains comédiens restent curieusement méconnus du grand public... Ils nous sont familiers et leurs noms, à défaut d’être dans dans tous les esprits, sont néanmoins là, sur « le bout de la langue ». Peter Sarsgaard, second couteau officiel d’Hollywood n’a jamais réellement été en tête d’affiche du moindre film (à quelques exceptions près) mais semble au fil des années se créer une petite place dans la sphère des productions américaines en tous genres. A l’aise dans la comédie générationnelle autant que dans le thriller aérien et le polar engagé, Sarsgaard a pu faire ses preuves dans des films aussi différents que Garden State, Flightplan ou Détention Secrète. Il a également tourné sous l’oeil averti de grands cinéastes comme Sam Mendes, Larry Clark, Isabel Coixet et plus récemment Bertrand Tavernier pour don dernier film, Dans la brume électrique... Portrait d’un comédien discret qui sait se faire remarquer.



Peter Sarsgaard a certainement trop de « a » dans son nom et de « r » aussi... Alors les langues fourchent, se lient et finalement oublient le nom de ce comédien talentueux qui en près de quinze ans s’est forgé une réputation inébranlable de second rôle de qualité. Sarsgaard, c’est donc trop compliqué à retenir et ce n’est pourtant pas le genre de comédien dont on oublie les prestations mais dont on dit néanmoins à la sortie de la projection : « lui, par contre, est toujours bon... c’est quoi son nom déjà ? ». SAR-SGAARD (on vous le répète pour que vous ne l’oubliez pas cette fois...), fils d’ingénieur de l’Armée de l’air américaine, élevé dans la plus pure tradition catholique et étudiant en Histoire, suit dès la fin de son adolescence les chemins boisés des planches de théâtre. A 20 ans, à l’université de Washington, il fonde avec plusieurs amis une troupe d’improvisation qui se transforme peu à peu en véritable petite compagnie théâtrale donnant des représentations des pièces de Molière et d’autres auteurs internationaux. Son premier rôle sera celui du serviteur Laurent dans Tartuffe... un rôle annonciateur d’une carrière en retrait, le personnage de Laurent étant cité mais peu visible ou complètement muet.



En 1993, son diplôme en poche, Peter part pour New-York où il commence à auditionner pour plusieurs séries télévisées. Ses premiers pas en 1995 sont visibles dans des épisodes de Law & Order ou dans la mini-série Subway Stories produite par HBO... Mais la carrière du comédien n’aura pas le temps de traîner sur les plateaux télé puisque très vite, il rejoint les casting de productions indépendantes ambitieuses comme le second film de Larry Clark, Another Day in Paradise, un polar de junkies qui remportera un franc succès dans plusieurs festivals et qui arrivera quelques mois après deux apparitions de Sarsgaard dans le très médiocre L’Homme au masque de fer de Randall Wallace et le poignant La dernière Marche de Tim Robbins dans lequel il se fait rapidement zigouiller par Sean Penn... la classe.


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