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Pourquoi Je T'aime : Jennifer Connelly [page 1]

Par - publié le 23 octobre 2007 à 14h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h23 - 0 commentaire(s)
Déclaration d’amour à l’une des plus belles – et trop rares – actrices au monde qui nous réjouit ce mois-ci de sa double actualité : Little Children, de Todd Field, dans lequel elle campe une mère de famille froide comme la glace poussant involontairement son mari à se réfugier dans les bras de l’affinité élective Kate Winslet et Blood Diamond, d’Edward Zwick, où hélas pour lui Léonardo Di Caprio ne tombe pas amoureux d’elle et dans lequel elle interprète une journaliste photographe sensible, dégoûtée par les médias, qui met tout en œuvre pour prévenir le monde entier des horreurs d’un monde laissé aux mains des barbares. Si ces deux films peuvent être considérés comme des réussites, c’est aussi grâce à elle. Son regard déterminé et anxieux, ses expressions pleines de grâce, ses courbes divines, ses lèvres pulpeuses… On pourrait continuer l’énumération physique pendant des heures. Alors pourquoi elle ? Réponse en huit points artistiques (ou presque).



Parce que tu as commencé avec Sergio Leone
Dieu soit loué : tes parents (papa ouvrier, maman commerçante) qui t’ont élevé entre Brooklyn et Woodstock ont de bons amis qui donnent de bons conseils. A la simple vue de ta beauté phénoménale (ha ha), ils les ont forcés à t’inscrire à une audition pour jouer les modèles. Tu aurais pu devenir la nouvelle Britney Spears et nous casser les oreilles avec une voie de mioche hystérique. Heureusement, tu ne sais pas chanter (sauf pour Alex Proyas) et jouer les potiches te les brise menu. Ce qui t’a permis de faire deux trois pubs bidons et ensuite d’être choisie à 14 ans par le grand Sergio Leone pour incarner une danseuse dans le non moins grand Il était une fois en Amérique. Ton rêve devient réalité : tu fais l’actrice et tu as toujours voulu ça. Déjà, les garçons tombent tous comme des mouches. On te découvre: tu es frêle, innocente et tes yeux resplendissent. Ce ne sera que le début d’une carrière étrange, parsemée d’authentiques performances discrètes.



Parce que grâce à toi David Bowie fit le pitre entouré de gobelins.
Non, amis cinéphiles, les pérégrinations cinématographiques de monsieur David Bowie ne se limitent point à L’homme qui venait d’ailleurs (Nicholas Roeg, 76), Furyo (Nagisa Oshima, 83), Les prédateurs (Tony Scott, 83), La dernière tentation du Christ (Martin Scorsese, 88), Twin Peaks (David Lynch, 92), Basquiat (Julian Schnabel, 97) et Le prestige (Christopher Nolan, 06), tant de films qui possèdent en commun leur infinie beauté. Non, il y a aussi Labyrinthe, de Jim Henson, formidable nanar pour chiarts désoeuvrés du mercredi après-midi dans lequel la mirifique Jennifer joue les Punky Brewster vaillantes. Pendant qu’elle cherche à sauver son petit frère kidnappé par un affreux tyran maquillé comme une voiture volée, David Bowie, ledit tyran affublé d’une perruque édifiante (Samantha Fox, sors de ce corps), chante en chœur avec des gobelins l’inénarrable Magic dance et lance le bébé en l’air pour le rattraper avec l’agilité du génie qu’il est. Depuis, la chanson au refrain entêtant ("dance magic dance") est devenue culte (pas autant que Ashes to ashes d'accord mais quand même). La scène, aussi. Et Jennifer dans tout ça? Elle met tellement de conviction à croire en ce qui anime son personnage que tant de professionnalisme juvénile justifie le Dithyrambe.


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