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La Meute - Pris au piège : Wes Craven, spécialiste du genre

Par Stéphane CAILLET - publié le 29 septembre 2010 à 08h30 ,
MAJ le 29 septembre 2010 à 09h08 - 0 commentaire(s)

Dans La Meute, Charlotte (Emilie Dequenne) a la malchance de croiser la route d'une bande de dégénérés guidés par une femme mystérieuse (Yolande Moreau). Le film de Franck Richard reprend une trame scénaristique utilisée par de nombreux films d'épouvante et de terreur psychologique : la prise au piège inattendue ; le voyage sans retour, projetant des individus lambdas au cœur de l'enfer. Un hasard terrifiant, qui joue avec notre peur de l'inconnu et des aspects les plus sombres de la nature humaine. De La Dernière maison sur la gauche à The Descent, revenons sur quelques films marquants, qui ont glacé le sang de plusieurs générations de cinéphiles.     

 

 
La Meute de Franck Richard

 

 

Wes Craven, spécialiste du genre

La Dernière maison sur la gauche (1972) de Wes Craven est l'exemple type de la prise au piège perverse. Le cinéaste filme un déchainement de violence provoqué par une rencontre fortuite, celle de deux jeunes filles et d'un groupe de sadiques qui vont les torturer et les violer. Le hasard semble également « malheureux » pour les bourreaux : ils ne se doutent pas un instant qu'ils vont être à leur tour piégés par les familles des victimes. Collaborant avec Sean S. Cunningham, le géniteur de la série culte Vendredi 13, Craven livre un film profondément pervers, ayant particulièrement choqué à l'époque. Il joue avec la figure de la famille (l'un de ses thèmes favoris) et montre que tout peut basculer dans la folie à la moindre étincelle. Le cinéaste prolongea ses idées dans d'autres œuvres d'épouvante, notamment dans La Colline à des yeux.

La Colline à des yeux (1977) nous présente une famille américaine moyenne devant affronter une charmante troupe de malades : sur la route de leurs vacances californiennes, les Carter, qui cherchent à resserrer des liens familiaux devenus distendus, se perdent dans un chemin du Nouveau-Mexique : sans le savoir, ils s'engouffrent dans l'antre de mutants sanguinaires exposés à des radiations nucléaires. Un voyage sans retour, emplit de figures familières du film d'horreur des années 1970 et 1980, notamment le fameux Michael Berryman, célèbre pour son crâne en forme de pain de sucre. Craven, qui aime ce dispositif fondé sur la frustration, l'utilise à nouveau dans Le Sous-sol de la peur (1991), où un adolescent pauvre de Los Angeles décide de cambrioler une demeure des quartiers chics de la mégalopole. Mauvais choix, car il tombe dans les mains d'un couple de sadiques à tendance SM. Enfermé dans leur bâtisse, à la fois si proche et si éloignée du monde civilisé, le jeune homme connaîtra la terreur de sa vie.

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Usant du même principe de retournement de situation que La Dernière maison sur la gauche, le jouissif Une nuit en enfer (1996) de Robert Rodriguez conte l'histoire de deux frangins criminels (Clooney et Tarantino) prenant une famille en otage. Les kidnappeurs et leurs victimes se retrouvent malencontreusement pris à nouveau au piège dans un bar (le sympathique Titty Twister) par des vampires déchaînés.


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