Comme le chantait Bertrand Cantat, Wilfried Méance est « un homme pressé ». Jugez plutôt : en à peine trois ans, il en est déjà à sa troisième réalisation (dont une en super16 et une autre en HD). Son dernier film en date,
Pintame, terminé il y a moins de six mois, a déjà obtenu trois prix dans différents festivals. Petite précision : il n’a que 22 ans. Rencontre avec un jeune homme dont on n’a pas fini d’entendre parler.
N’hésitez pas à nous envoyer à Excessif, au 14 rue des Périchaux dans le 15ème à Paris, les DVD ou DV de vos courts-métrages ou à nous communiquer les adresses des serveurs sur lesquels se trouvent vos courts-métrages en écrivant à
sophie@dvdrama.com ou à
Pierre Delorme COURT-METRAGE PINTAMERacontez-nous un peu votre parcours…Ca va être assez bref ! Après mon bac en 2002 je suis rentré à l’ESEC, une école de cinéma à Paris, puis une école de communication, SUP de PUB, pendant deux ans aussi, et en parallèle à mes études, j’ai monté une association qui s’appelle WTPROD avec laquelle j’ai réalisé mes premiers courts. D’abord
White Girl, tourné en septembre 2004 en Super 16,
Bébé bonheur début 2005, et enfin
Pintame, tourné en septembre 2005 et terminé en mai dernier. Et maintenant depuis quelques mois, je travaille pour une société de publicités et de clips qui s’appelle PARIS-TEXAS PICTURE, membre du groupe PPP (Paris Post-Producton), pour laquelle je réalise et je développe plusieurs projets.
Quelles sont vos influences majeures ?Mes influences principales sont celles avec lesquelles j’ai grandi. Je suis né en 1984. Donc c’est clairement le cinéma américain des années 80 et 90. Spielberg, Zemeckis, les frères Scott, McTiernan, Tarantino, Cameron. Ce sont vraiment ces gens-là qui m’ont amené vers le cinéma, et plus précisément vers le cinéma de divertissement. J’ai un peu plus de mal avec le cinéma français, parce que je trouve qu’il a un côté un peu trop nombriliste dans l’ensemble. Je pense qu’un cinéaste ne doit pas être tourné vers soit, mais plutôt qu’il doit sans arrêt chercher à offrir quelque chose aux spectateurs. Il faut savoir mettre une part de soi dans un film, mais il ne faut pas oublier les gens qui viennent voir le film. Ce que je me dis tout le temps, c’est : un mec amène sa copine au cinéma le vendredi soir, il va payer 20€, plus si il prend du pop-corn (
rires) s’il s’ennuie, le réal n’a pas fait son boulot, s’il ressent quelque chose, qu’il pleure, qu’il se tape sur la cuisse, là on peut dire que le film est réussi. Le plus grand talent d’un metteur en scène, c’est de tenir 300 personnes en haleine pendant 1h30.