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Rehabilitation : The Changeling [page 4]

Par Iker de la Vega - publié le 05 juillet 2006 à 10h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h02 - 0 commentaire(s)
Le réalisateur d’un seul chef-d’œuvre ?

Charles Laughton fut le réalisateur d’un seul film, mais quel film ! Un monument du 7ème art (La Nuit Du Chasseur, 1955). Pour d’autres, il a également suffi d’un film pour leur valoir une reconnaissance éternelle : Lazlo Benedek (L’équipée sauvage, 1954), Peter Ustinov (Billy Budd, 1962), Seth Holt (Confessions à un cadavre, 1965), Denis Hopper (Easy Rider, 1969), Leonard Kastle (The Honeymoon Killers, 1970), Ken Russell (Les Diables, 1971), Donald Trumbo (Johnny S’en Va-T-En Guerre, 1971), Michael Winner (Le Corrupteur, 1971), Saul Bass (Phase IV, 1974), Tobe Hooper (Massacre A La Tronçonneuse, 1974), Don Coscarelli (Phantasm, 1978), Jim Sharman (The Rocky Horror Picture Show, 1978), Ruggero Deodato (Cannibal Holocaust, 1980), Vernon Zimermann (Fondu Au Noir, 1980), Steven Lisberger (Tron, 1982), Carl Reiner (Les Cadavres Ne Portent Pas De Costard, 1982), Ted Kotcheff (Rambo, 1982), Donald Trumbull (Brainstrom, 1983), Stuart Gordon (Re-Animator, 1985), James Foley (Comme un chien enragé, 1986), Gabriel Axel (Le Festin De Babette, 1987), Rocky Morton (Mort à l’arrivée, 1988), Steve Kloves (Susie et les Baker Boys, 1989), Charles Lane (Sidewalk Stories, 1989), et tant d’autres font partie de ces noms presque anonymes, effacés derrière un titre de film qui envahit tout l’écran. Autant de réalisateurs adulés, vénérés en un seul coup de maître, surnageant dans une filmographie par ailleurs quelconque ou famélique.


C’est le cas de Peter Medak. The Changeling est sans conteste son chef-d’œuvre, un diamant brut dans un océan de vulgaires cailloux, à peut-être deux exceptions près : le très intéressant Romeo Is Bleeding (1993), l’un des plus grands rôles de Gary Oldman, dans la plus pure tradition des films noirs. Les Frères Krays (1990) mérite également le détour : un savoureux mélange d’humour british et d’histoire criminelle au cœur de l’Angleterre des années 60.

Il ne vous reste désormais plus qu’une chose à faire : découvrir sans attendre ce chef-d’œuvre, avant que son remake ne sorte sur les écrans, vraisemblablement courant 2007. Un seul mot d’ordre convient pour finir : réhabilitons-le… Enfin !
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