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Resistance Au Cinema Ou Silences Du 2eme Conflit Mondial [page 1]

Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 14 janvier 2009 à 09h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 21h09 - 0 commentaire(s)
A l’occasion de la sortie du dernier film d’Edward Zwick, Les Insurgés, l’opportunité était grande de revenir sur le fait de résister au cinéma en faisant suite à la dramatique destinée des frères Bielski. En effet, phénomène de masse mais aussi phénomène individuel, la résistance n’a eu de cesse de passionner, de questionner les comportements passés, tout en offrant au medium, un éventail d’histoires impressionnant. Ainsi, l’heure était-elle donc venue de regarder sans envie d’exhaustivité et avec un regard le plus large, l’acte de résister sur les écrans et plus précisément durant la Seconde Guerre mondiale.



Un sujet polémique
Parler de la résistance au cinéma, c’est faire le choix entre montrer le fait de s’opposer et celui de ne pas le faire. De fait, traiter un tel sujet s’avère éminemment problématique puisque cela revient autant à désigner ceux qui luttent que ceux que l’on vise, et tout autant l’impact de leur combat. Sans conteste, l’ennemi apparait donc au grand jour ou se laisse esquisser à grands traits ; de même, le spectre de la collaboration surgit-il souvent à sa suite, sous des dehors peu enviables.

Ainsi, Requiem pour un massacre et Les Insurgés ont localisé leur lutte dans la veine des combats de partisans en Biélorussie, montrant comment s’opposer et s’organiser pour nuire à l’occupant. De même, le Stalingrad de Jean-Jacques Annaud et plus encore foule de films soviétiques allèrent dans la même direction. Néanmoins et malgré le fait qu’ils livrent de cette période des visages et des actes de collaboration, tous entrecoupés d’actes héroïques inoubliables, il faut convenir que durant les dernières années, c’est davantage Black book qui mit au jour le plus de comportements suspects. En effet, faisant de la trahison et de son dépassement, le lit de son histoire, Paul Verhoeven instruit aussi bien le jeu d’une résistance complexe que celui plus diffus et profitable d’une collaboration active et pendable.



Du collabo au résistant : un monde de cinéma
Et pourtant, si montrer la résistance seule dans ces actes les plus notables et éperdues suffit (Nous nous sommes tant aimés), il n’en reste pas moins que la conjuguer avec son plus détestable revers lui offre un contrepoint magnifique et nécessaire. La Liste de Schindler pose cette opposition irréductible au sein même d’un être, ambivalent au possible. Tout comme Walkyrie qui fait de Tom Cruise et de ses acolytes, une association de conjurateurs aussi redoutable qu’insoupçonnée.


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