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Resistance Au Cinema Ou Silences Du 2eme Conflit Mondial [page 3]

Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 14 janvier 2009 à 09h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 21h09 - 0 commentaire(s)
A l’autre bout du spectre, c’est l’absence de résistance du peuple allemand qui s’affiche lorsque l’Allemagne du cinéma explore le noir versant de l’hitlérisme avec Les assassins sont parmi nous de Wolfgang Straudte. Ici, il n’est plus question de différencier résistant au régime ou complice de ce dernier. La sanction a été rendue par l’Histoire et de manière aussi fausse et tranchée que lorsque Le Chagrin et la pitié se pencha sur celle de la France sous Vichy : tous sont coupables et notamment ceux qui n’ont rien fait, autrement dit ceux qui forment la pléthorique majorité silencieuse. Le Corbeau de Clouzot prend alors un sens que son récit dans un autre contexte, n’aurait pu lui servir, celui d’une nation déchirée et malade d’elle-même.



Conséquemment, le résistant ne peux exister seul au cinéma et son double maléfique dans les premières heures de l’après guerre l’accompagne. Et pourtant, très vite, à ces deux extrêmes minorités, une troisième aussi silencieuse que nombreuse, va s’ajouter. Donnant ainsi au cinéma, la possibilité de s’avérer plus précis et plus proche de ce que fut l’Europe d’alors, les métrages vont refuser tout manichéisme thématique et cultiver la crédibilité de leurs personnages et de leur environnement. Dès lors, traiter de la résistance au cinéma ne se résume plus à une seule question agrémentée de situations et d’autres scènes tragiques : pourquoi s’engager ? Elle se voit compléter par une autre interrogation, plus féconde encore : Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?
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