Richard Berry a privilégié en tant que comédien les rôles plus légers ces derniers temps comme en témoigne encore
le Coach de Olivier Doran (sortie le 9 septembre) dont il partage l'affiche avec
Jean-Paul Rouve. Avant tout, le comédien s'est imposé au théâtre et a connu au cinéma une carrière prolifique et variée, marquée par de belles collaborations (avec Alexandre Arcady et Christine Pascal en particulier). Passant à la mise en scène avec un certain bonheur, il est le réalisateur de trois films (L'art (délicat) de la séduction en 2001,
Moi césar, 10 ans 1/2, 1,39 m et
La boite noire). Retour en images sur sa carrière.
Débuts prolifiquesNé en 1950 à Paris,
Richard Berry se passionne pour le théâtre dès l'âge de 16 ans. En 1969, il entre au conservatoire. Après avoir décroché le premier prix en 1972, il intègre la Comédie Française dont il sera pensionnaire jusqu'en 1980 où il jouera les grandes pièces du répertoire classique. On l'aperçoit d'abord sur grand écran pour un petit rôle dans
la Gifle de Claude Pinoteau en 1974. Son premier grand rôle arrive avec
Mon premier amour de Elie Chouraqui. Le registre varié de l'acteur se précise. On le voit notamment dans
Putain d'histoire d'amour de Gilles Béat en 1981. Il connaît un grand succès dans
le Grand Pardon de Alexandre Arcady l'année suivante. Il retrouvera le cinéaste à de nombreuses reprises, une première fois dans
Le Grand Carnaval en 1983.
L'acteur en plein essor rencontre Jacques Demy pour
Une chambre en ville en 1982 et connait la consécration avec
La Balance de Bob Swaim la même année, aux côtés de
Nathalie Baye et Philippe Leotard, témoignant de son goût pour les polar ou les oeuvres sombres (il est un grand amateur de l'écrivain James Ellroy). On le retrouve régulièrement dans ce registre, notamment dans l'Addition de Denis Amar en 1984 (avec Richard Borhinger), dans
Spécial Police de Michel Vianey ou encore
Urgence de Gilles Behat en 1985. Il aborde la comédie avec
Le jeune marié de Bernard Stora en 1983 aux côtés de Brigitte Fossey. Il tourne alors énormément, se plonge dans des contextes très différents. Il apparait dans
la Garce de Christine Pascal, un thriller, genre qui a également ses faveurs (on peut le constater jusque dans son film
la Boite noire en 2005).
Berry explore de nombreuses terres de cinéma, tournant par exemple pour Claude Lelouch pour une suite prestigieuse, Un homme et une femme, vingt ans déjà en 1986. Après avoir joué entre autres dans
Taxi boy de Alain Page (aux côtés de
Claude Brasseur) puis dans Spirale de Christopher Frank, il triomphe dans l'Union sacrée de Alexandre Arcady en 1989 aux côtés de Patrick Bruel. Il collabore avec Henri Verneuil dans ses autobiographiques
Mayrig et
588, rue paradis en 1992. Il joue également pour Josiane Balasko dans
Ma vie est un enfer. Il se joint à
la Baule les pins de
Diane Kurys, détaillant les conséquences d'un divorce sur les deux enfants d'un couple en difficulté.
Il retrouve Alexandre Arcady dans
Pour Sacha en 1991 dans un drame sur fond de Guerre des six jours en Israel (avec également
Sophie Marceau et
Gérard Darmon). Ils collaborent encore pour une suite à leur grand succès ensemble,
le Grand pardon 2 en 1992. Si l'on sent chez Berry une envie d'aborder tous les genres et de tourner sans relâche, sa carrière est également marquée par ses grandes fidélités. Il retrouve également Christine Pascal pour
le Petit prince a dit en 1993, poignante histoire d'un père emmenant sa fille condamnée par la maladie à un dernier grand voyage. Il figurera également au générique de Adultère (mode d'emploi) de la même réalisatrice en 1995. C'est valable également pour Bernard Stora pour qui il joue dans
Consentement mutuel en 1994 (presque une décennie après
le Jeune marié). Toujours attiré par des ambiances plus sombres, il sera l'une des victimes de
Marie Gillain dans l'Appât de Bertrand Tavernier, inspiré d'un fait réel.