Star Trek III s’achevait sur un happy end de rigueur. Le corps et le katra de Spock avaient été fusionnés et notre vulcain préféré était de nouveau sur pied, l’esprit certes un peu embrumé mais debout et prêt à reprendre les rênes de sa vie… aux côtés de ses amis. Mais toute cette liesse ne pouvait durer et la question douloureuse du retour sur Terre commençait à se poser, sans compter celle du fils potentiel de Spock. Nous en voyons déjà qui commencent à lever un sourcil à la lecture de ces quelques mots. Spock a un fils ? L’idée avait en effet travaillé les producteurs et scénaristes de l’époque et personne ne s’est pourtant posé la question à la vision des films précédents. Spock mort a vu ses cellules se faire régénérer par l’effet Genesis. Il est donc redevenu un nouveau né puis un enfant et enfin un adolescent. Tous ceux qui se souviennent du « Mal du pays » et d’un épisode particulier de Star Trek Voyager et d’Enterprise avec T’Pol et Tuvok comprendront où nous voulons en venir. Tous les sept ans, les Vulcains subissent ce qu’on appelle le Pon’Farr, à savoir une montée d’hormones si forte que les vulcains doivent s’accoupler sous peine de périr.

Dans
TOS, Spock trouve un dérivatif en tuant Kirk (qui reste en vie via un joli stratagème de McCoy). Dans Voyager, Tuvok parvient à assouvir sa soif avec un hologramme de sa propre femme (il ne pouvait se résoudre à la tromper et la solution restait finalement un brin romantique). T’Pol, victime d’un virus, Phlox a réussi à mettre un vaccin au point dans l’urgence avant que celle-ci ne perde toute dignité. Mais dans
Star Trek III, comment Spock a-t-il pu passer par au moins 4 voire 5 Pon’Farr sans y rester, sans compter la vitesse à laquelle son corps grandissait ? Reste alors un plan de Saavik et de ce dernier, le lieutenant prenant soin de laver et de consoler son aîné… Et Bizarrement, plus rien, on passait à la scène précédente, ce qui explique qu’elle soit encore présente au casting de
Star Trek IV. Mais finalement, on ne la voit que quelques minutes puis sur un ultime plan où elle reste sur Vulcain aux côtés de la mère de Spock. La logique voudrait que si fécondation il y a eu, celle-ci puisse être aidée par la future grand-mère du petit… Tout ceci n’a jamais eu de suite, nous le savons…. pour le moment. De là à ce que le créateur de Lost nous ponde un arc scénaristique sur le sujet, il n’y a qu’un parsec à franchir.
Pour revenir à notre opus du jour, tout ce petit monde doit donc retourner sur Terre et affronter la cour martiale, mais le voyage ne se fera pas sas anicroches….
Les trois premiers
Star Trek se caractérisaient par un canevas commun. De prime abord, ils possédaient tous un méchant d’envergure.
The Motion Picture présentait un V’Ger omniprésent, fruit des recherches humaines ayant su trouver sa propre voie et sa propre identité dans l’espace. Lorsque celui-ci fut de retour sur Terre, c’était pour mieux la détruire si son créateur ne répondait pas à l’appel.
The Motion picture étant une aventure se suffisant à elle-même avec un début, un milieu et une fin du plus bel effet, la franchise cinéma aurait pu s’arrêter là. Se posent alors deux problèmes : le manque de reconnaissance des fans face à un univers qui a par trop changé et l’appât du gain alimenté par la réussite malgré tout de cette première tentative sur grand écran. Ni une, ni deux, on met en chantier
Star trek II, véritable renaissance et nouvelle genèse d’une licence qui n’avait guère été gâtée sur la décennie passée. Gros succès critique et public,
La colère de Kahn fonctionne elle aussi sur une menace planétaire, le projet Genesis, et sur un bad guy d’envergure comme on en fait un tous les dix ans. Le film possédant une fin ouverte, le troisième métrage entre en production alors que la promotion du second est à peine entamée. Car les producteurs ont réussi à mettre au point une check-list infernale de leurs besoins. Ils savent combien ils peuvent désormais miser pour obtenir un retour sur investissement pleinement lucratif, et ce en rognant un maximum sur les sfx de type téléportation qui seraient presque gratuits aujourd’hui mais qui à l’époque valaient plusieurs milliers de dollars. On retrouve ces considérations sur la série «
V » où chaque tir laser était facturé 5 000 billets verts. Le retour du personnage phare étant réussi et la fin de
The Search for Spock étant elle aussi ouverte malgré un message assez finaud pour ne pas continuer l’aventure en cas de déboire financier, un quatrième épisode est mis sur les rails.