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Scan Sequence : Casino Royale [page 1]

Par Kevin Dutot - publié le 31 juillet 2008 à 09h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h51 - 0 commentaire(s)
James Bond, la renaissance... En novembre 2006 sortait dans les salles du monde entier un épisode flambant neuf des aventures du plus anglais des agents secrets. Un blockbuster d’une belle envergure ayant réussi à redorer le blason d’une franchise qui commençait franchement à sentir le roussi, ce Casino Royale est avant tout le moyen de revenir aux sources d’un personnage emblématique du cinéma et de l’inscrire définitivement dans une nouvelle ère. Rien n’est en effet laissé au hasard dans cette oeuvre signée Martin Campbell et le clan Broccoli qui ont choisi de faire redémarrer à zéro un 007 désormais plus fort, plus complexe mais également d’une fragilité déconcertante. Alors que les spectateurs du monde entier attendaient au tournant la prestation d’un Daniel Craig jugé trop blond (!), trop musclé, trop peu anglais, etc., il a bien fallut se rendre à l’évidence lors de la vision du film : Daniel Craig est certainement le meilleur Bond après Connery... Mais comment les créateurs de cette franchise ont-il réussi à redonner du souffle à cette locomotive vieille de 46 ans et par quels moyens artistiques sont-ils parvenus à nous subjuguer dès les premières minutes du film ?! Symboles forts, noir et blanc contrasté, références cinématographiques et jeu d’acteur emblématique constituent la séquence d’ouverture de Casino Royale... Alors que Quantum of Solace se rapproche à grands pas de sa sortie mondiale, DVDRama vous propose de revenir sur ce nouveau 007 grâce à à notre hebdomadaire Scan Séquence ! Analyse...









On débute sur l’arrivée des majors, discrètes, qui se parent d’un élégant noir et blanc ayant néanmoins tendance à tirer vers l’argent. Dès les premières images donc, MGM et Columbia affichent une volonté commune de réhabilitation d’une finesse, de la distinction de l’agent secret le plus courtois et raffiné de l’Angleterre. Ou pas... Nous sommes néanmoins face à une entrée en matière classieuse mais déroutante. Pourquoi donc ce noir et blanc ? Le premier plan, violent par son arrivée brutale (pas de générique pour le moment) et par sa nature esthétique : une contre-plongée au sol assez spectaculaire, impose définitivement le choix du noir et blanc pour entamer ce nouveau James Bond sur grand écran. A la fois surprenant et familier, ce plan fixe se compose de fortes lignes verticales découpant à plusieurs endroits le cadre et se divise en trois plans de perspective (le premier avec la colonne, le second avec la voiture et le dernier avec l’immeuble), éclairé par un habile clair-obscur dont le lampadaire semble être la pièce maîtresse, il intrigue par son petit coté déjà-vu. En effet, la symétrie du surcadrage, la construction lumineuse, la blancheur du sol contrastant avec les zones d’ombres (qu’est-ce qui se cache derrière ces fenêtres?) et l’aspect massif du décor rappellent irrémédiablement des décors du polar noir américain des années 1950 se déroulant dans des architectures post-seconde guerre mondiale aux allures de bunker. On pense évidemment à un pays de l’est européen, à un building fleurant le secret défense et le complot international. Bref, un bon vieux retour aux conflits de la guerre froide. L’indication géographique vient confirmer nos soupçons mais insiste sur l’intemporalité de la séquence : on sait où nous nous trouvons mais pas à quelle période...










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