Il retrouve, sur la sublime composition de Hans Zimmer, sa femme et son fils disparus. La dominante bleue apaise et donne aux champs de blé, la terre de Maximus, une impression d’océan infini, un lieu inviolable et paisible à tout jamais. La beauté des plans, la sublimation de la figure maternelle et de l’épouse, filmée avec son enfant puis seule, le chemin qui se dirige vers Maximus et non le contraire, marquent un sublime terme à la séquence du combat.
Tout ici permet au personnage de se retrouver, de trouver sa paix intérieur et d’offrir cet instant de répit pour lequel il s’est battu. Pas de gloire post-mortem ni d’acclamations, nous voyons pour la dernière fois Maximus de dos qui se retire dans le silence et part retrouver ceux pour qui il a continué à vivre malgré tout.
Retour à la réalité le temps de quelques secondes. Son corps n’est pas visible, il disparaît transporté par les esclaves et devient une figure éternelle... Ridley Scott crée un mythe : Gladiator !