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Scandale : Face A La Mort [page 1]

Par - publié le 30 octobre 2006 à 02h03 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h15 - 0 commentaire(s)
Depuis Saw, force est de reconnaître que le cinéma de genre a de plus en plus souvent recours à la surenchère gore et à l'explicitation malsaine avec un arrière-goût de nihilisme crapoteux, en assumant des actes monstrueux au premier degré, sans la moindre trace d'humour. Le troisième volet dont la sortie est prévue pour le mois prochain possède une puissance horrifique sensiblement décuplée par rapport à un second volet très décevant (on en reparle très prochainement). C'est donc sans surprise, dans un contexte actuel où le remake est devenu monnaie courante afin que des cinéastes souvent émérites aient la possibilité de livrer des relectures de classiques d'antan (incessamment sous peu, The Wicker Man, Ne vous retournez pas), que le premier volet des Face à la mort, réalisé à la fin des années 70 par John Alan Schwartz, va bénéficié d'un remake (!). Mais pour peu qu'on connaisse les films d'origine, ce n'est pas une entreprise qu'on exécute à la légère.



Au cinéma, on aime beaucoup exploiter les phénomènes underground - c'est même la thématique d'un film précis : Hardcore, de Paul Schrader dans lequel le cinéaste confronte un bigot au monde profane de la pornographie en questionnant la vertu et le sacré. Ceux qui ont passé leur adolescence avec des potes dans des vidéoclub doivent se souvenir de Face à la mort dont les cassettes étaient généralement rangés tout en haut des étagères, à deux doigts du rayon X, pour pas qu'elles tombent entre des mains innocentes. Pourquoi tant de secrets? Pour le contenu qui impressionne en fonction de la sensibilité du spectateur.



Contrairement aux apparences, Face à la mort s'inscrit très loin du film d'horreur qu'on aime à louer le samedi soir et fait davantage partie de ces films qui se refilent de main en main chez les collègiens, de manière clandestine et honteuse, comme la cassette de Ringu que l'on visionne et qui fait que l'on meurt sept jours plus tard. Toutes les informations contenues dans le film proviennent de sources mystérieuses et le réalisme des effets spéciaux fait qu'on y croie. Avec du recul, on se rend compte de la supercherie et on regarde l'objet avec plus de distance sous le prétexte que tout est truqué, mais l'accumulation des tortures provoque le même écoeurement que les Guinea Pig.


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