Par RLV / LT - publié le 20 décembre 2007 à 00h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h33 - 0 commentaire(s)
Nouveau jeu à la rédaction de dvdrama baptisé Duel de stars. Cela consiste à choisir deux artistes, se mettre d'accord sur quelques thèmes en commun et défendre tant bien que mal une personnalité. Pour ce premier clash public, Laurent Tity et Romain Le Vern ont respectivement choisi deux actrices n'ayant a priori pas grand-chose en commun si ce n'est leur admiration transie: Scarlett Johansson et Jennifer Jason Leigh, ange et démon du cinéma indépendant américain.

SCARLETT JOHANSSON (PAR LAURENT TITY) VERSUS JENNIFER JASON LEIGH (PAR ROMAIN LE VERN)

SEXE
Scarlett: Irrésistible. Scarlett s’impose actuellement comme l’une des actrices les plus sexy d’Hollywood et sait jouer de ses charmes avec de plus en plus d’assurance. La petite femme frêle de L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux a bien grandi et émoustille désormais régulièrement les sens. Il faut dire ce qui est, dans Match Point, Scarlett est sexuellement attirante. Seul manque encore à la filmographie de la belle une scène érotique marquante. Ca ne saurait tarder…
Jennifer: Jennifer n’a jamais eu froid aux yeux. Dans La Chair et le sang, de Paul Verhoeven, elle s'illustre dans une scène de viol incroyablement ambiguë où elle renverse le rapport de force et domine son agresseur entre soumission et violence du désir féminin. Rutger Hauer ne l'a pas oublié.



AMOUR
Scarlett: L’actrice a participé avec Lost in translation à l’une des plus belles histoires d’amour vues au cinéma ces dernières années. Une relation faite de subtilité, de pudeur, de regards et de délicieux non-dits. Magnifique.
Jennifer: Jennifer Jason Leigh ne semble pas faite pour l’amour ou du moins pour être aimée. Les Sentiers de la perdition, le seul film dans lequel elle incarne une mère de famille a priori conventionnelle, est un piège : elle se fait liquider à peine le générique de début commencé. Son nom s’affiche parmi les autres acteurs mais on ne la reverra plus. Chez elle, les histoires d'amour sont plus souvent tordues (voir la relation SM avec Rutger dans La chair et le sang puis écartelée dans Hitcher), névrosées (la prostituée battue et triste en amour de The Machinist) ou ailleurs (la dimension virtuelle d'eXistenZ).



DIABOLIQUE
Scarlett: Bon, il faut bien avouer qu’à part sa beauté, il n’y a pas grand-chose de diabolique chez Scarlett Johansson. En tout cas, ce n’est à l’évidence pas le côté que les réalisateurs mettent le plus en avant chez elle. Ce serait pourtant un pari intéressant.
Jennifer: Scarlett perd encore un point. Pour ce qui est d'être diabolique, il suffit de voir l'actrice dans JF partagerait appartement s'incruster dans une vie tranquille pour révéler un envers malaisant, zigouiller le clebs, se coiffer comme sa collocatrice, fréquenter les bars louches ou donner un coup de talon dans l'oeil d'un homme après lui avoir prodigué une fellation. Si le film de Barbet Schroeder ne fait aucunement l'unanimité, sa performance à elle se passe de commentaires.


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