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Shaolin Girl : Asia Connection [page 1]

Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 26 janvier 2009 à 02h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 21h31 - 0 commentaire(s)
Etonnant par son dernier tiers et malgré des travers pourtant insurmontables, ce film produit par Stephen Chow a le mérite de nous proposer une comédie facile et prévisible tout en se permettant un final bluffant. Dans la lignée des Shaolin soccer et Crazy Kung-Fu malgré des moyens nettement différents, Shaolin Girl s’impose donc comme une heureuse surprise.

SHAOLIN GIRL
Un film de Katsuyuki Motohiro
Avec Kou Shibasaki, Toru Nakamura, Kitty Zhang,Takashi Okamura, Tin Kai Man, Lam Tze Chung, Yosuke Eguchi
Durée : 1h50
Sortie au Japon et à Hong Kong en 2008 / sortie inconnue en France



Le cinéma asiatique réserve ses surprises aux amateurs et aux curieux ; hélas trop souvent les bonnes s’accompagnent de pléthore de mauvaises. Ainsi, avec Shaolin Girl, il était possible de s’attendre au pire et pourtant, véritable spin-off de Shaolin Soccer, ce métrage produit par Stephen Chow et se déroulant en plein Japon a le mérite d’oser jusqu’au bout. Au point de recueillir certains louanges et surtout de détendre son prochain avec une sincérité déroutante.

Des arts de Shaolin à la maîtrise de la crosse

Rin est une jeune japonaise envoyée par les siens parfaire la maîtrise de sa force, dans de lointaines contrées chinoises où seuls les aspirants Shaolin accèdent. De retour dans sa ville de province, après des années de formation, cette dernière n’a alors qu’un seul rêve : propager l’art de Shaolin dans le but de satisfaire au rêve de son grand-père. Ainsi, va-t-elle va œuvrer et tout faire pour que les adeptes se multiplient autour d’elle. Tout d’abord, en faisant montre d’un enthousiasme inquiétant puis en se fondant dans la masse de camarades plus enclines à des sports plus modernes comme la crosse. Et c’est par ce biais, que Rin va se mettre à cette discipline collective et tenter d’en faire le moyen de diffusion idéale d’une pensée Shaolin loin de passionner les foules.



Avec cette production dont le pitch affolerait n’importe quel cinéphile sérieux, Shaolin Girl s’aventure clairement dans une veine du cinéma asiatique que l’on aime plus que tout, celui du grand divertissement où les seules règles sont d’amuser et d’épater le plus possible, tout en restant fidèle aux valeurs martiales et au respect d’autrui. Ainsi, entre Shaolin soccer, Shaolin Basket et Crazy Kung-fu, ce film japonais intriguant mêle à la façon de Stephen Chow tous les ingrédients du film de kung-fu classique (maîtrise de soi ; potentiel à accroitre, développer et canaliser ; adversité exponentielle et progression par la maturation) à la comédie pour ados et aux films de sport décoiffants.


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